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Joël Aubert : de l’évolution du journalisme

Directeur de la publication de Aqui presse

Directeur de la publication, un métier qui colle à la peau de Joël Aubert. Du quotidien Sud Ouest au site Internet http://www.aqui.fr, des années 70 à nos jours, Joël Aubert est avant tout un journaliste qui a su évoluer avec son temps. Petit cours particulier sur l’évolution de la presse…

Votre parcours professionnel se confond avec l’évolution de la presse écrite. Ne trouvez vous pas que la presse dite « papier » est désuète de nos jours ?
Vous savez, je crois qu’il faut tout simplement évoluer avec son temps. Les manières de s’informer ont basculé vers Internet et le développement des journaux gratuits, et c’est pour cela que la presse quotidienne réunit moins d’adeptes aujourd’hui. Rappelons qu’à l’origine, le journal local était un support dans lequel on se procurait des services de la vie quotidienne. C’était le seul moyen de communication à l’époque. Puis, sont arrivés la radio, la télévision et maintenant Internet. Mais Internet et la presse quotidienne ne boxent pas dans la même catégorie et cela laisse encore un espoir au papier.

Avec l’apparition de tous ces nouveaux supports de communication, vous nous avez tout de même soutenu que la presse « papier » n’était pas morte et qu’elle générait un nouvel espoir…
C’est exact. Le fil conducteur de Sud Ouest, Ouest France ou de la Voix du Nord, c’est le local et c’est la force de la presse quotidienne actuelle. Depuis le début des années 70, les groupes de presse ont réorienté leur stratégie vers la PQR, je pense particulièrement au groupe Ouest France. Si l’on prend deux concurrents que je connais bien comme Télégramme et Ouest France ; ce qui fait leur force, c’est leur exigence quotidienne de l’information locale. Et pourquoi ils réussissent mieux que d’autres ? Parce qu’ils ont une certaine capacité à traiter rapidement de l’information locale. Rapidité de diffusion et qualité de l’information locale sont à mon sens les maîtres mots.

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Plutôt partisan d’Internet ou défenseur de la presse « papier » ?
Honnêtement, je crois qu’il y a du bon dans les deux supports avec des caractéristiques bien distinctes. Aujourd’hui, la presse et Internet sont indissociables. Même si la PQN est sens dessus dessous, ce sont les sites Internet associés qui rapportent le plus aux journaux. La preuve avec le Monde et son site wwww.lemonde.fr qui est le premier site d’informations consulté en France. Le site Internet est un mix entre la radio et la presse et tout cela élargit l’intérêt, notamment auprès des jeunes publics. C’est l’avantage numéro un de ce nouveau support de communication.

Mais qui dit avantage dit forcément inconvénient ?
L’inconvénient majeur, c’est le surplus d’images. L’image nous envahit, nous pollue et c’est ce que la nouvelle génération recherche dans un média : toujours plus d’images. Depuis quelques années, la PQN a du revoir entièrement sa stratégie. Le challenge était de trouver le bon équilibre entre images et textes. Mais je suis persuadé qu’il faut faire évoluer les journaux et répondre aux nouvelles attentes des nouveaux publics, sans pour autant dénaturer la force de la presse écrite.

Selon vous, il y a une réelle différence entre ces deux formes de presse ?
Indéniablement. Internet est un outil qui va changer notre relation avec l’information. De plus en plus de gens vont consulter des articles sur Internet. Ce phénomène a littéralement banalisé la relation que l’on avait avec la presse, du moment que l’on ne fait plus l’acte d’achat, qu’on ne prend plus la peine de s’arrêter chez le marchand de journaux du coin… L’écriture n’est plus la même également. On a transformé nos regards et façons d’écrire. Quand on passe du papier au Web, l’angle n’est plus le même car les publics sont différents. Le quotidien a toujours sa place, mais Internet est un outil qui nous permet de choisir, de cibler l’information.

En tant que journaliste, trouvez vous que le métier a autant évolué que le secteur de la presse ?
Ce que je crois, c’est que l’essentiel du métier est resté le même, à commencer par les qualités essentielles qui font le journaliste. Pour moi, un bon journaliste, c’est avant tout quelqu’un qui a un esprit critique, tout en restant ouvert sur le monde qui l’entoure. Si je devais donner un seul conseil à tous ceux qui veulent se lancer dans le journalisme, ce serait le suivant : si vous n’aimez pas les gens, ne faites pas ce métier.


Propos recueillis le jeudi 6 novembre 2008 (Rencontre professionnelle EFAP Bordeaux) par Chloé Versini, EFAP 2.

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