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Communication interculturelle

Intervenant depuis 5 ans à l’EFAP et à l’ICART Bordeaux, Eric Cattelain apporte une autre vision du monde grâce à ses cours de communication interculturelle. Nous sommes allés à sa rencontre.

Intervenant depuis 5 ans à l’EFAP et à l’ICART Bordeaux, Eric Cattelain apporte une autre vision du monde grâce à ses cours de communication interculturelle. Nous sommes allés à sa rencontre.Tout d’abord, comment vous est venu l’amour des cultures et des langues ?

Le point de départ remonte à mon enfance à Marseille, ville très cosmopolite. Je vivais alors dans un lieu où se mélangeaient toutes sortes de cultures. Je partageais mon quotidien avec des Espagnols, des Arméniens, des Italiens… Un lieu qui incarne peut-être encore cette mixité et cette diversité marseillaises est le Vélodrome. Très tôt j’ai également développé un goût pour les voyages et une soif de rencontres, de cultures. Un appétit de l’autre. J’ai toujours été épaté des diverses visions du monde.

Tous les étudiants se posent la question : combien de langues parlez-vous ?

Je ne peux pas répondre à cette question, je n’ai pas la prétention de parler telle ou telle langue. J’apprends tous les jours… Même si certaines langues m’ont profondément marqué comme le chinois que j’ai étudié, mais aussi le thaï, l’allemand ou certaines langues indiennes. La langue est un matériel au service de la communication.

Vous intervenez notamment au sein du MBA “Communication responsable et Développement durable” de l’EFAP Bordeaux. Quels enseignements dispensez-vous ?

Cette année, j’ai proposé une approche pantopique, réfléchir sur une communication où l’importance des codes culturels est prise en compte. Mais également une réflexion sur l’usage des langues, l’intégration de codes culturels au service du développement durable.

Comment envisagez-vous à l’heure actuelle le développement durable ?

Je l’envisage en y intégrant une pluralité des cultures, une marche essentielle pour accéder à une bonne entreprise des humanités. Selon moi, la vocation du développement durable n’est pas encore assez ouverte à la pluralité de nos visions du monde. On s’est dirigé vers une voie comme s’il y avait une évidence partagée alors que non…
Il serait sans doute opportun de réaliser un colloque permanent des humanités, où l’on pourrait suivre l’évolution de toutes les questions.

Vous avez un projet : “PANTOPIE”. Pouvez-vous nous expliquer ce projet ?

Le projet consiste à créer une encyclopédie interculturelle, croisant les visions du monde. Cette dernière s’appuie sur des outils tels que les langues, les cultures, une idéographie, des contes et légendes. Tout cela devrait contribuer à faciliter une ouverture aux autres. Je suis conscient qu’il faudra des années pour réaliser ce projet. http://pantopie.org/

Vous avez récemment participé à la très renommée conférence TED au Pays Basque. Pouvez-vous nous en parler ?

Le thème de cette conférence portait sur “Les dynamiques de paix”, avec la présence de grands penseurs, d’artistes, d’hommes d’affaires. Dans ce cadre là, je présentais la “Pantopie”. En effet, le partage des langues, des cultures, des savoirs est une façon de participer à la paix et au respect des autres.

Vos cours sont très appréciés par les étudiants. Cela vous renforce-t-il dans l’idée que votre façon de voir les choses est actuelle et en adéquation avec les pensées de notre génération ?

Une bonne communication se forge à deux, elle résulte d’un échange de valeurs et de son enrichissement intergénérationnel. La force de la communication est dans la capacité d’écoute réciproque.

Savez-vous que vous avez un fan-club sur Facebook ?

Oui, ça me fait sourire, car cela marque un changement réel avec ma génération. Je n’imagine pas à mon époque devenir “fan” de l’un de mes professeurs aussi sympathiques qu’ils auraient pu être. A l’heure actuelle, de nouveaux codes apparaissent à une vitesse grand V. Ces derniers ont un impact considérable sur nos modalités de communication, leur équilibre, réel ou supposé.

Etes-vous optimiste ou pessimiste sur l’avenir de la planète ?

“Il n y a pas d’avenir sans confiance”. J’essaie d’être lucide, attentif, volontaire par rapport à ce que l’humanité a à nous offrir de meilleur. Un grand nombre de personnes concourent à mon optimisme sur cette planète, il existe des gens de qualité tout autour de nous. Puissions-nous apprendre à partager nos valeurs.

Idoya Grzimek – EFAP 3
EFAP, l’école des métiers de la communication
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