Adèle Exarchopoulos à l’EFAP : l’actrice de L’Amour ouf livre une Masterclass inspirante
L’école de communication EFAP a eu le plaisir d’accueillir l’actrice césarisée Adèle Exarchopoulos pour une Masterclass exceptionnelle face à nos étudiants en communication. Un échange riche en confidences, en anecdotes de tournage et en réflexions profondes sur le métier d’actrice et sa vision du cinéma.
Un parcours marqué par la liberté et l’intuition
Connue du grand public depuis La Vie d’Adèle, Adèle Exarchopoulos a partagé les coulisses de ce tournage hors normes, sans marques au sol, qui a profondément influencé sa manière d’aborder le jeu : « Une sensation de liberté immense. »
Elle évoque avec enthousiasme Les 5 Diables, un film tourné avec des non-professionnels, dans une approche ludique et spontanée, loin des méthodes cérébrales classiques. L’improvisation tient une place importante dans sa démarche, comme un véritable déclic artistique.
À rebours des idées reçues, Adèle confie qu’elle aime passer des castings. « Ça me rassure. J’ai besoin de sentir que je suis choisie pour les bonnes raisons », explique-t-elle. Pour le film Rien à foutre, elle est allée jusqu’à reproduire chaque geste de la routine d’une hôtesse de l’air pour convaincre le réalisateur.
Émotion et lucidité
Très attachée à l’authenticité du jeu, Adèle Exarchopoulos raconte comment elle a été profondément touchée par un compliment d’Isabelle Adjani, qu’elle admire depuis toujours. L’icône du cinéma français l’a décrite comme une « contorsionniste émotionnelle », une gymnaste de l’émotion, une reconnaissance marquante pour la comédienne.
Pour l’actrice, l’émotion ne se provoque pas, elle surgit. Elle évoque par exemple une scène dans Rien à foutre où, au lieu d’un chagrin attendu, un fou rire l’a envahie. Contre toute attente, le réalisateur a décidé de garder cette prise, tant elle sonnait juste à l’écran.
Elle revient également sur une anecdote marquante : une lecture de scénario avec Sean Penn et Jean Reno, alors qu’elle n’avait que 18 ans. Impressionnée, elle a osé avouer à Javier Bardem sa peur de ne pas être à la hauteur – ce dernier lui a répondu en toute simplicité : « Moi aussi, j’ai peur que cela ne fonctionne plus. »
Un engagement dans le cinéma collectif
Adèle Exarchopoulos choisit ses projets avec attention : un scénario fort, un rôle qui a du sens, et surtout, une rencontre artistique sincère. Elle se méfie du vedettariat, qu’elle trouve « absurde », préférant l'idée d’un travail collectif et humain, à l’image de son rôle marquant dans Je verrai toujours vos visages.
L’actrice insiste sur l’importance de l’équipe technique, et même… de la cantine, « lieu essentiel » du tournage selon elle ! Elle cherche toujours un regard complice sur un plateau, un allié. « Un film, ça se fait ensemble. »
Une source d’inspiration pour les étudiants
Les étudiants de l’EFAP ont pu découvrir une actrice engagée, humble et passionnée, partageant sans filtre son expérience et ses doutes. Elle a également évoqué sa relation à la transmission, soulignant la symbolique forte de jouer des rôles de professeure alors qu’elle n’a pas le bac. Une belle revanche, teintée d’humour et de fierté.
Cette Masterclass fut un moment privilégié pour nos étudiants, qui ont pu mesurer à quel point la sincérité, le travail et la sensibilité guident le parcours d’une actrice comme Adèle Exarchopoulos. Une leçon d’humanité, de lucidité et de passion.
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