Amélie Saboye (diplômé de l'école de communication - EFAP 2015) - Chef de produit, Bulgari

Grâce à son expérience à l'école de communication de l'EFAP, Amélie a réussi à rejoindre le service marketing de Bulgari en Suisse.

Quel a été votre parcours après vos études de communication à l’EFAP ?

Après ma cinquième année d’études de communication, j’avais un projet d’expatriation dans les pays d’Europe du Nord, et puis j’ai été recrutée chez Bulgari en Suisse, grâce à mes expériences Erasmus à Rome et à l’EFAP New York. Pour en avoir parlé avec mon directeur, à niveau égal sur un CV, c’est mon année à l’EFAP New York qui a fait la différence. Quand on postule dans une maison qui appartient à un groupe comme LVMH, la mobilité est très importante car on peut être appelé à bouger dans d’autres pays. Une personne qui a déjà vécu à l’étranger, qui sait s’adapter à une autre culture et qui supporte d’être loin de sa famille et de ses amis, est extrêmement rassurant pour un recruteur.

Quelles sont vos missions en tant que chef de produit chez Bulgari ?

J’ai d’abord été chef de produit aux parfums, où je dirigeais trois lignes (une haut de gamme, une entrée de gamme, une sur des marchés particuliers). Puis, aux montres, où j’ai développé tous les supports marketing de la branche horlogerie. C’est passionnant de développer un produit de A à Z, de le lancer sur le marché puis de monitorer son évolution. J’aime l’idée d’être une sorte de chef d’orchestre qui fait le lien entre toutes les équipes (la création, le packaging, l’ingénierie) pour délivrer le bon produit au bon moment pour les marchés.

Quelles qualités faut-il pour devenir chef de produit dans le secteur du luxe ?

Pour devenir chef de produit, il faut être à la fois leader sur les projets variés en collaboration avec les différents services et faire en sorte que les différentes étapes s'articulent bien, que le rendu soit optimal par rapport au brief, et puis il faut être polyvalent car on ne manie pas que des idées, il y a aussi la veille, les études de marché, le pricing… Enfin, la créativité est déterminante : la curiosité est le point différenciant pour être un bon chef de produit. Être au fait de ce qui se passe autour de soi, culturellement, dans la vie quotidienne, dans son pays et à l’étranger, est essentiel car le luxe est un business très dynamique.

Certaines rencontres qui vous ont marquée ?

Mon professeur de marketing pour son cours passionnant, un professeur de l’EFAP New York dont le cours de stratégie publicitaire me sert tous les jours et qui nous avait fait participer à une compétition pour monter une start-up face à des américains (parmi le jury se trouvait notamment le directeur de l’image d’Havas monde), mon directeur marketing aux parfums chez Bulgari qui m’a recrutée, qui a une approche incroyablement visionnaire de la marque et du développement et auprès de qui j’ai énormément appris.

Un conseil aux étudiants qui sont dans notre école de communication ?

Rester curieux vis à vis de tout : même si un cours n’est pas forcément en lien avec ce que vous avez envie de faire demain, vous ne savez absolument pas ce qui va se passer et ce à quoi vous allez devoir faire face dans votre job plus tard. J’ai été heureuse de pouvoir compter sur mes bases de production audiovisuelle lors du tournage d’une campagne monde alors que la matière ne m’avait pas paru primordiale pendant mes études. Par ailleurs, tout dépend à quel niveau on veut travailler, mais le luxe demande rigueur et abnégation et l’EFAP New York est à ce titre une très bonne école. Enfin, il ne faut pas avoir peur d'être très mobile et d’avoir le courage de quitter sa zone de confort !

 

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