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Interview de Thomas FENE, étudiant en troisième année à l’EFAP Paris, en poste à l’UMP. Tout d’abord au service presse du parti, et aujourd’hui auprès de Rachida DATI, au Ministère de la Justice, l’actuelle Garde des Sceaux.


L.S : Vous travaillez au sein du parti politique UMP. Quel y est votre rôle ?
T.F :
Je suis arrivé en avril 2005 au service de presse de l’UMP. Il s’agissait de mon premier stage dans le cadre de l’EFAP. Mon rôle à ce moment consistait surtout à informer en interne les collaborateurs de l’actualité. Aujourd’hui, j’ai gagné en assurance et en responsabilité, je suis véritablement devenu un assistant professionnel, sur lequel l’attachée de presse peut se reposer.

L.S : Pouvez-vous nous décrire vos missions de tous les jours ?
T.F :
La journée au sein d’un service de presse commence nécessairement par la revue de presse. La consultation du fil AFP (Agence France Presse) est également un élément indispensable au quotidien, surtout en politique, domaine dans lequel il faut savoir être réactif.
Mon rôle est aussi de répondre aux besoins des journalistes, que ce soit pour des éléments de réponse, le contact avec les porte-parole, ou sur l’organisation d’événements exceptionnels, tels que les réunions publiques et congrès.

L.S : Qu’est ce qui vous a attiré dans le monde politique ?
T.F :
D’abord le mouvement. En effet, la politique est un domaine au cœur de l’actualité, et reste donc en constante mobilité. Puis, il y a nécessairement les convictions, une certaine passion pour la défense de mes idées. Cependant, je tiens à préciser que ma démarche est avant tout professionnelle, et non militante.

L.S : Et pourquoi avoir choisi de travailler dans un parti politique plutôt qu’une institution ?
T.F :
Lorsque je suis arrivé à l’UMP, le parti était en pleine construction en vue de l’élection présidentielle qui se préparait. J’ai donc saisi cette opportunité, ce qui m’a valu de participer à cette période exceptionnelle qui vient de s’achever.

L.S : Entre le service presse d’une entreprise, et celui d’un parti politique, quelles sont les différences, si elles existent ?
T.F :
Je suis peu expérimenté en ce qui concerne les entreprises, mais je peux affirmer que la communication d’un parti politique, surtout en période électorale, est élargie dans la mesure où le parti ou le candidat doit convaincre l’ensemble de ses électeurs. La différence par rapport à l’entreprise se fait nécessairement au niveau des cibles.

L.S : Le grand public a souvent une image des partis très refermés sur eux-mêmes. Est-il facile d’en intégrer un ?
T.F :
Je dois avouer que c’est l’image que j’avais avant d’entrer en politique. Cependant, j’étais jeune et inexpérimenté en me présentant à l’UMP, et aujourd’hui, il me semble avoir parfaitement intégré la structure politique. Il y a deux moyens d’entrer en politique : d’abord, il y a la démarche militante, qui consiste à participer bénévolement à la vie du parti, c’est la plus difficile, car il faut se faire une place et marquer sa différence ; puis, il y a la démarche professionnelle, c’est celle qui consiste à entrer par l’intermédiaire d’un stage ou d’une embauche, celle que j’ai choisie, elle permet d’être identifié par rapport à sa formation.

L.S : Quelles sont vos envies professionnelles ? Travailler dans une institution, ou alors un parti politique ?
T.F :
Une carrière politique se fait surtout de rencontres. Les envies viennent avec les gens avec qui nous voulons collaborer. J’ai commencé dans un parti, mais aujourd’hui, je travaille pour Rachida Dati, au Ministère de la Justice, c’est sa personne qui m’a donné envie de la suivre. Pour moi, alterner ces possibilités est enrichissant. En effet, j’ai pu m’enrichir d’une expérience de communication forte lors de la campagne présidentielle, aujourd’hui, je me fais un bagage « plus technique » au service presse du Garde des Sceaux.



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