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Interview d’Aurélie AUGÉ, chargée de mission à l’Association des Cinémas de Proximité de la Gironde à Pessac (33), EFAP Paris, promotion 2002.

Marc Lamoureux : Vous avez un parcours universitaire quelque peu atypique, expliquez nous comment vous êtes parvenue à ce poste de chargée de mission.
Aurélie Augé : J’ai d’abord débuté par un DEUG d’anglais à la fac de Bordeaux. Ensuite je suis entrée à l’IUT de communication toujours à Bordeaux, et en 2000 j’ai voulu tenter l’expérience parisienne et je me suis retrouvée à l’EFAP. Puis de fils en aiguilles et grâce aux stages que j’ai fait à Canal + et sur des festivals de cinéma, je me suis forgée une expérience et j’ai postulé ici. Cela fait cinq ans bientôt…

MLX : Que gardez vous comme souvenir de l’EFAP ?
AA : Son fonctionnement global. C’est génial de pouvoir alterner les cours et les stages de façon aussi souple. C’est très pratique de pouvoir être sur le terrain tout en étant en cours, car je trouve que les deux sont indissociables. C’est sur le terrain que l’on apprend toujours et encore plus. Je crois que je ne serais pas là aujourd’hui si je n’avais pas suivi cette formation, après le premier stage, le reste s’est enchainé très simplement, même si je dois avouer que j’ai eu de la chance !

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MLX : Pouvez vous nous décrire votre travail ? Qu’est ce qui fait le quotidien d’une chargée de mission dans un cinéma ?
AA : Je m’occupe de plusieurs actions organisées par l’Association des Cinémas de Proximité de la Gironde. Il s’agit d’une trentaine de cinémas qui sont regroupés dans cette association que soutien par ailleurs le Conseil Général de la Gironde et la DRAC (direction régionale des affaires culturelles). Mon rôle est de coordonner toutes les forces en présence pour assurer toutes nos opérations, comme par exemple le « Vélo Ciné » qui est une journée où la séance est à trois euros pour ceux qui viennent en vélo. Je fais aussi de l’intendance quand nous accueillons « Un Cinéaste en Gironde », j’ai une grosse partie de travail technique (réalisations de plaquettes, programmes…), bref j’ai un travail complet qui demande une adaptation de tous les instants. J’aime vraiment mon travail, qui allie mes deux passions : cinéma et communication.

MLX : Pensez vous être toujours à votre poste dans cinq ans, où envisagez vous de faire évoluer votre carrière ?
AA : Je dois avouer que dans cinq ans je me verrais plutôt dans une structure un peu plus grosse. Ce qui me manque beaucoup ici c’est le travail en équipe. Même si je travaille pour beaucoup de monde, l’esprit d’équipe me manque un peu. C’est la seule raison qui me ferrait changer de structure.

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MLX : Quels conseils donneriez vous aux étudiants qui font progressivement leur entrée dans le monde du travail pour qu’ils la réussisse ?
AA : S’adapter. Il faut être capable de jouer sur plusieurs tableaux. Si on croit que l’on vous embauche pour ne faire que des relations presse ou que du graphisme, on se trompe. Il faut pouvoir être capable de gérer un budget, de s’occuper des tâches administratives… il ne faut pas se fermer de portes, il faut s’ouvrir au contraire à ce que veulent les autres. J’ajouterai qu’il faut autant que possible envoyer sa candidature dans des structures où l’on veut vraiment travailler et qu’il faut persévérer. Toujours persévérer.

MLX : En tant que cinéphile avertie, quel est votre film préféré ?
AA : Mon film préféré… bonne question. Alors là je ne sais pas du tout. Je dirais peut être les fims de Scorsese, ou OSS 117 avec Jean Dujardin que j’ai beaucoup aimé. Sinon je suis plus attirée par les films documentaires comme Babel ou Indigènes. Sinon je ne peux pas dire ce film je le préfère aux autres. C’est trop difficile.

MLX : Peut être pouvez vous nous dire quel est le film le plus mauvais que vous ayez vu ?
AA : Je n’ai pas de film que je déteste vraiment. C’est trop facile de juger en trente secondes un film qui a nécesstié des heures de travail. En plus aimer ou ne pas aimer un film, c’est trop personnel. On peut dire si vous voulez que je n’ai pas aimé Brice de Nice, mais cela n’engage que moi.