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Rencontre avec Cécile MONTILLET (promotion EFAP Com’ 1998), chef de projet chez Sagarmatha, agence spécialisée dans l’événementiel et le tourisme d’affaires. Le petit jeu des questions/réponses peut commencer !

Qu’est ce que Sagarmatha ?

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Cécile Montillet : Sagarmatha a été créée il y a une quinzaine d’années par Christophe Larrenduche et Nathalie Marquis. La société était alors l’une des rares agences spécialisées dans les “voyages aventure pour les entreprises”. Au fil des ans, l’agence a grandi, elle s’est implantée à Paris, et a élargi son domaine d’activités à tout ce qui concerne l’événementiel et le tourisme d’affaires dédié aux entreprises : organisation de conventions, de séminaires, de soirées, de voyages de récompense ou de stimulation…

 

Quel est son lien avec le Public Système ?

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C.M : Son positionnement l’a amenée à s’attirer les faveurs du Public Système qui a racheté Sagarmatha, il y a environ 5 ans. Nous sommes maintenant intégrés au groups LPS, mais Christophe Larrenduche est toujours à la tête de la société et nous avons su garder notre identité : nom propre, clients historiques, comptabilité idépendante, etc…. La différence repose principalement dans le confort de pouvoir bénéficier de l’aval financier d’un gros groupe et des services transversaux comme celui de la créa, du juridique, etc…. Sans compter l’interaction entre les différents pôles qui est une vraie valeur ajoutée sur certains types de dossiers (pôle Relations publiques / presse, marketing opérationnel, etc…)


Tu es chef de projet, en quoi consiste ton job ?

C.M : Je travaille en binôme avec un consultant, avec qui nous suivons le client de la prise de brief jusqu’à la réalisation de l’événement sur le terrain. Le consultant ayant davantage un rôle de conseil au client et de travail sur les contenus de réunions, et le chef de projet un travail de montage budgétaire et de coordination de prestataires. Après une phase de brainstorming où nous décidons du type d’événement ou de destination les plus appropriés à la demande du client, le chef de projet prend contact avec les hôtels, les lieux de soirées, les compagnies aériennes, les artistes, les régisseurs techniques, les metteurs en scène, les décorateurs et autres intervenants en tous genres nécessaires à la réalisation de l’événement. Il monte le budget, s’occupe des négociations tarifaires, et une fois le projet gagné, il assure toute la phase de production de l’événement jusqu’à l’accompagnement sur le terrain. C’est à la fois un gros travail de logistique et de coordination.


Quelles qualités faut il avoir pour exercer ce métier ?

C.M : Etre débrouillard et avoir du bon sens en premier lieu ! C’est un métier où on apprend à tout faire, de la petite signalétique et de la gestion de listings jusqu’à la conception d’une scénographie ou l’élaboration d’un rallye de team-building (main dans la main avec les professionnels dont c’est le métier bien sûr)... donc la polyvalence est reine. Il faut bien sûr être rigoureux et organisé car ce boulot consiste à assembler une succession de petits détails indispensables au bon fonctionnement d’un événement. Et je crois, de manière plus générale, qu’il faut à la fois avoir le “goût des gens” et le sens du Service (avec un grand S).


A la vue de ton CV, tu es très branchée “événement”, est ce par passion ou par opportunité ?

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C.M : Un peu des deux ! J’ai fini mon cursus scolaire par un 3e cycle de marketing. Pensant me spécialiser dans ce domaine, j’ai vite réalisé que, pendant que mes copains rêvaient tous de faire du marketing, du sponsoring, des études ou du conseil, je restais toujours autant attirée par l’événementiel que j’avais très peu touché du doigt, pour avoir fait principalement des stages de relations presse / relations publiques tout au long de l’EFAP… C’est mon stage de fin d’études (une superbe opportunité que je n’aurais jamais pas imaginée même en rêve) qui a conditionné tous mes boulots suivants : l’organisation logistique événementielle des sites officiels d’une course de voile autour du monde orchestrée par Bruno Peyron en l’an 2000, “The Race, la course du Millénaire”. J’ai passé les 2 ans les plus denses et usants de ma vie, mais à la fois les plus passionnants ! Les relations développées sur la course m’ont ensuite amenée à intégrer une filiale d’Havas Sports où j’ai bossé sur plein de territoires sportifs différents. J’ai ensuite été recommandée au Public Système où Christophe Larrenduche m’a un jour prise en entretien quand j’en ai eu assez de ne bosser que dans le sport…


Tu es diplômée de l’EFAP (filière Com’), quel a été ton parcours scolaire avant et après l’EFAP ?

C.M : J’ai commencé par un DEUG LEA option commerce international, suivi d’une licence d’ “estudios empresariales” à Barcelone, (à peu près l’équivalent d’économie) en tant qu’étudiante Erasmus.
J’avais au préalable passé le concours d’entrée à l’EFAP COM avant de partir à Barcelone, sachant qu’il était valable 1 an. Au retour de Barcelone, j’avais deux certitudes : le système universitaire n’était vraiment pas fait pour moi (en dehors de mon année à Barcelone qui reste mon plus beau souvenir), et j’avais à priori beaucoup d’affinitiés avec le monde de la com, sans savoir précisément quels métiers ça regroupait. Mais je voulais à la fois parler mes langues, voyager, et ne pas avoir une vie de bureau, donc la com me semblait toute trouvée !
J’ai donc fait mes 2 ans d’EFAP COM où j’ai enchaîné les stages, ce qui était pour moi vraiment la valeur ajoutée de cette école, et j’ai terminé mon cursus par un 3e cycle de Marketing / communication.


Quels souvenirs gardes tu de tes années efapiennes (bons et mauvais !) ?

C.M : Philippe Colleu et Fernando Rodriguez !!! wink Je les aimais bien, eux….
Je n’ai malheureusement pas des centaines de souvenirs de ces deux ans, pour la simple et bonne raison qu’ils étaient vraiment denses et qu’on n’a pas eu le temps de se faire une vraie vie d’école parce qu’on bossait beaucoup, avec peu de temps morts et peu de temps passé au sein de l’école.
Mais les flashes que j’ai en tête, ce sont quelques cours avec lesquels j’avais vraiment accroché (événementiel, marketing international entre autres), et surtout l’opportunité de faire des tas de stages de moyenne ou longue durée dans tous les secteurs possibles, nous permettant à la sortie de l’école d’être tout de suite opérationnels.
Et puis je me souviens d’une petite bande de potes avec qui on faisait tout de même un peu la fête en première année, mais qui s’est ensuite vite étiolée car 2 d’entre elles sont parties à New York pour leur 2e année pendant qu’on enchaînait sur nos stages d’un an… et d’où l’une d’elle n’est d’ailleurs jamais revenue !


Quels conseils donnerais-tu à nos étudiants ou à ceux qui aimeraient s’inscrire à l’EFAP ?

C.M : Je reste assez convaincue par la filière “EFAP Com’” : je suis assez favorable au fait d’avoir déjà un bagage “universitaire” en amont, et de considérer la communication comme une “spécialisation” en fin de cursus davantage qu’une “formation” à part entière…. Les gens que j’ai côtoyés n’étaient pas là par hasard, ils étaient assez mûrs et savaient ce qu’ils voulaient parce qu’ils avaient eu une vie avant l’Efap. Ils venaient pour conclure un cycle d’études entamées quelques années plus tôt, pour bosser et faire des stages servant de tremplin pour intégrer le milieu de la com, et je trouve que ça se ressentait dans leur manière d’aborder le travail et dans leur “maturité professionnelle”.

Alors ceci étant posé, le conseil que je donnerais : Profitez à fond des stages proposés par l’école pour tester tous les métiers de la com et tous les milieux professionnels possibles et imaginables (les métiers et modes de vie qu’on a sont tous très différents fonction qu’on est en agence ou chez l’annonceur, à la com interne ou externe, financière, institutionnelle ou politique….). Ce qu’on apprend en cours de communication est une base indispensable, mais c’est surtout sur le terrain que ça se passe, et c’est à mon sens la grosse valeur ajoutée de l’Efap, qui sait former des gens immédiatement opérationnels à la sortie de leur formation, ce qui est très apprécié dans le milieu professionnel .


Merci Cécile et à très bientôt grin


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L’événementiel vous tente, lisez l’article sur Stéphanie CHEVALIER, autre prêtresse du team building !

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