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Pierre BRAUN - Le Parti démocrate

Entretien avec Pierre BRAUN, récemment diplômé d'EFAP Bordeaux (2008), délégué départemental du MoDem en Gironde.

Entretien avec Pierre BRAUN, récemment diplômé d’EFAP Bordeaux (2008), il n’en demeure pas moins un membre très actif du Groupe démocrate en plus d’être Délégué départemental du MoDem en Gironde ...Laura : Bonjour Pierre, vous êtes très investi dans le monde de la politique, pourquoi avoir choisit d’intégrer l’EFAP ?
Pierre :
Avant d’entrer à l’EFAP je faisais du droit à l’université. Je recherchais pourtant quelque chose de différent, une formation qui s’approche plus de mon quotidien politique. Cette année-là, l’EFAP s’installait à Bordeaux, je me suis renseigné et j’ai tout de suite compris que ce serait le complément parfait à ma formation de l’époque.

Laura : Que vous ont apportée vos années d’études à l’EFAP ?
Pierre :
L’EFAP m’a permis de découvrir le monde professionnel. Dans le choix de mes stages, j’ai cherché à gagner de l’expérience dans ce qui serait mon métier futur. Grâce au grand nombre de stages, j’ai pu aussi diversifier mon expérience professionnelle pour ne me fermer aucune porte. Cela permet de rester ouvert sur le monde de la communication quelle que soit la spécialité que l’on envisage.

Laura : Vous êtes aujourd’hui très actif, et occupez deux fonctions importantes, pouvez-vous nous les présenter ?
Pierre :
J’ai deux activités principales qui se rapportent à la politique, l’une professionnelle et l’autre militante. Tout d’abord sur le plan professionnel, je suis attaché du Groupe Démocrate au Conseil Régional d’Aquitaine. C’est mon travail, il me permet de vivre. Ensuite, j’ai une activité militante, c’est-à-dire bénévole, en tant que Conseiller municipal et Délégué départemental du MoDem en Gironde. Ces deux activités sont bien distinctes, mais dans chacune d’elle je dois faire appel à des compétences proches.

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Laura : Pouvez-vous nous présenter vos tâches quotidiennes ?
Pierre :
Dans le cadre professionnel, je travaille pour neuf élus MoDem issus des différents départements d’Aquitaine. Mon rôle est de leur préparer techniquement les dossiers (budget, subventions…) du Conseil Régional afin qu’ils puissent en analyser plus rapidement les enjeux ou les contraintes. J’interviens aussi dans leur communication collective et personnelle, sur Internet () ou encore dans la presse.
En tant que Délégué départemental, je me charge de l’animation du MoDem en Gironde. Mon rôle est de le coordonner aussi bien dans le domaine de la communication que de l’action militante ou de l’expression politique. En ce moment, je me charge de la mise en place quotidienne de la campagne européenne de Robert Rochefort dans le département.
Pour ce qui est de ma mission de Conseiller municipale, elle est tout à fait différente d’un adjoint par exemple, car je suis dans l’opposition. Mon rôle est de relayer la pensée des électeurs en conseil et d’apporter un point de vue différent pour faire respecter l’expression démocratique dans la ville. Le quotidien, c’est aussi et surtout le contact avec les habitants pour les aider dans la mesure de nos moyens.

Laura : Vous travaillez à la fois pour un parti politique et êtes au service d’une institution régionale, est-ce facile de concilier les deux ?
Pierre :
Oui dans la mesure où je travaille pour des élus du même mouvement que moi. Je n’ai pas la contrainte d’objectivité qu’ont les membres du service communication de l’institution.

Laura : Qu’est-ce qui vous a amené à travailler dans le milieu de la politique ?
Pierre :
À 17 ans, j’ai pris ma première carte à l’UDF. Je ne saurai pas dire quel a été le déclencheur ou ce qui m’y a amené car personne dans ma famille n’est engagée dans un mouvement politique. Je me suis engagé de manière importante très rapidement en devenant Président départemental des Jeunes UDF un an et demi plus tard. Je sentais déjà que j’avais cette fibre en moi. Il faut avoir l’envie de s’intéresser aux autres, l’envie d’y consacrer sa vie. Petit à petit ça devient impossible d’arrêter.

Laura : Vous débutez votre carrière dans un climat de tensions économiques, comment réagissez-vous face aux besoins grandissants des adhérents et citoyens ? Sentez-vous une forme de lassitude de la part de vos adhérents ?
Pierre :
Des adhérents de mon mouvement, non. Au contraire, comme moi, ils s’engagent pour changer les choses. Ils n’ont qu’une envie, celle d’aider à redresser la barre. J’essaye, à mon échelle, de structurer le parti pour leur donner les moyens de s’investir de manière efficace et que leur engagement serve vraiment à aller de l’avant. Les citoyens, en revanche, sont effectivement lassés car ils ne voient rien changer. La crise n’a fait qu’amplifier un phénomène qui était déjà là. Ils ont l’impression que les politiques sont des gens différents d’eux, qui prennent des décisions sur des sujets qu’ils ne connaissent pas. Ils ont raison, et les gouvernements de ces vingt dernières années l’ont montré. Les spécialistes des sujets du quotidien sont partout en France, à nous de vraiment les écouter et de leur refaire croire en la politique.

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Laura : Comment vous voyez-vous professionnellement dans cinq ans ? Une élection européenne ?
Pierre :
Pour moi, un poste de collaborateur d’élus n’est qu’une étape. Dans quelques années, j’envisage de changer de secteur professionnel. Même si je n’ai pas de d’idées préconçues, j’aimerais me tourner vers le secteur privé pour changer. Sur le plan politique, je continuerai évidemment à m’engager. Évidemment, je serai candidat à des élections dans les prochaines années. C’est encore plus compliqué à prévoir qu’une carrière professionnelle. La vie politique est faite d’opportunités plus ou moins rapides et fréquentes. J’envisage mon parcours politique sur le long terme, pas dans la précipitation.

Laura : Quel conseil donneriez-vous aux étudiants de l’EFAP ?
Pierre :
Je leur conseillerai de bien savoir ce qu’ils viennent chercher à l’EFAP et de mesurer leur “timing”. Les premières années, il faut avoir une idée de ce que l’on veut faire plus tard pour s’ouvrir à tout ce qui en est différent de ce projet. Cela permet soit de confirmer son projet, soit de s’intéresser dans la durée à autre chose. Les deux dernières années, il faut les voir comme le début de son investissement professionnel et les mettre au service de ce projet spécifique. C’est ainsi que j’ai construit mon parcours.

Propos recueillis par Laura Boucila, EFAP 1.

EFAP, l’école des métiers de la communication.

Publié le 03/06/2009

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