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EFAP Alumni : Co-fondatrice - Trafalgar Maison de portraits

Rencontre avec Bérengère Wolff, diplômée en 2012 de notre école de communication qui a co-fondé "Trafalgar Maison de portraits".

Pouvez-vous nous expliquer votre parcours et nous raconter la genèse de Trafalgar Maison de portraits ? 

Mon parcours estudiantin débute par un baccalauréat économique option théâtre à Annecy. J’ai ensuite rejoint un DUT Information-Communication à Lyon, avant d’entreprendre de manière indépendante une année de césure en Irlande pour apprendre l’anglais. En rentrant de l’étranger, j’ai directement passé le concours de l’école de communication EFAP Paris. Grâce au parcours professionnalisant de l’EFAP, j’ai, en parallèle de ma formation, eu l’occasion de travailler chez Marie-Claire, en tant que journaliste beauté forme et santé, puis chez Warner Bros. Entertainement en tant que press and creative assistant.

Une fois diplômée, j’ai été chargée de communication chez Paulette Magazine, puis j’ai quitté Paris pour retrouver Lyon, et créer ma première entreprise spécialisée dans le vêtement de seconde main avec ma grande sœur : si le succès des « Débarrasœurs » était au rendez-vous, la communication me manquait terriblement. J’ai donc décidé de m’engager bénévolement en tant que responsable communication dans le média Trafalgar Magazine, consacré à la mise en avant de jeunes audacieux lyonnais de moins de trente ans. Fondé en 2013 par celle qui deviendra deux années plus tard mon associée, ce magazine en ligne défendait déjà une ligne éditoriale et un concept que je savais prometteurs. Après deux années d’effervescence comptant la naissance de différents évènements locaux et la sortie du livre de l’Audace, nous avons offert le média pour créer avec Marion Derouvroy,  la Maison Trafalgar. Trafalgar Maison de Portraits est la première Maison d’écriture haute couture spécialisée dans le Portrait écrit et cousu main. La genèse de notre entreprise repose donc sur l’alliance de nos deux compétences : la littérature et la communication, et sur cette ultra spécialisation. 

Découvrez la genèse de Maison Trafalgar le Portrait croisé d’associées

Parlez-nous de Trafalgar Maison de portraits

« La forme, c’est le fond qui remonte à la surface », écrivait Victor Hugo. Notre société de prestation de service répond aux besoins d’une clientèle de particuliers et de professionnels – mais, plus largement, à tous ceux qui sont fatigués qu’au profit de la forme, les propos et les histoires touchent le fond, et qui voudraient retrouver un peu de justesse, d’élégance et de magie dans l’écrit.

Pour sortir de la culture de l’implicite et contrer l’industrialisation du récit de vie, nous avons souhaité que la Maison Trafalgar puisse redonner ses lettres de noblesse aux Hommes, aux histoires et aux émotions. Elle se distingue par ses lignes de caractère, sa signature textuelle et ses entrevues singulières, mais tire surtout un trait sur les attraits d’une écriture facile mais coupable d’une lecture sans entrain ; aux récits qui se dégustent d’une traite, elle infuse une portée qui persiste au-delà du texte et manie les nuances d’une langue qui ne s’improvise pas.

En se consacrant à cette niche du Portrait écrit et à ce savoir-faire artisanal de luxe, nous avons conçu plusieurs offres : du Portrait individuel au Portrait croisé en passant par le Portrait iconique de marque, le Portrait personnifié de lieu, le Portrait cadeau, ou encore la galerie de Portraits de collaborateurs. 

Comment votre formation communication à l’EFAP vous a-t-elle aidé à concrétiser votre projet ?

Qu’il s’agisse de ma première entreprise, de la création de la Maison Trafalgar, ou des différentes expériences professionnelles que j’ai pu vivre avant d’être piquée par l’entrepreneuriat, je constate que le parcours professionnalisant de l’EFAP m’a familiarisée très tôt au terrain et aux attentes du monde du travail. Surtout lorsque nous devions travailler en mode agence pour gérer l’intégralité de certains projets. Sans compter qu’à chaque entretien d’embauche, ou plus tard en rendez-vous client, la mention de l’EFAP s’est avérée être une très belle porte d’entrée, comme un gage de sérieux et de crédibilité pour appuyer mon début de carrière.

L’EFAP ayant également l’avantage d’être une formation généraliste et non spécialisée, j’ai considéré comme une chance le fait d’avoir accès à tous les pans des métiers de la communication, d’être touche-à-tout, d’apprendre le graphisme, la direction artistique, la stratégie…

Aujourd’hui, on pense à tort que tout le monde peut travailler dans ce secteur. Je crois surtout que la communication dépend moins de ce qu’elle est que de ce qu’on en fait, et je reste persuadée que la pratique dépend d’une grande dose de débrouillardise – « le penser malin » – de flair, d’instinct, de personnalité. C’est tout cela qui m’aura donné l’occasion et le cran, avec la Maison Trafalgar, de bâtir de A à Z notre marque, de fonder et de développer une entreprise qui n’est pas spécialisée dans mon cœur de métier, aux côtés d’excellents Portraitistes littéraires.

Je me suis rendue compte très tôt que la communication est annexe à quasiment tous les volets de l’entreprise : du développement commercial à la stratégie produit en passant par la création de notre site internet sous forme de Maison, la préparation de dossiers pour des concours entrepreneuriaux, le management ou encore le recrutement… Enfin, par son caractère faussement accessible, la communication est parfois discréditée, considérée comme un métier « qui brasse de l’air » ou manque parfois terriblement d’authenticité. C’est pour cela que nous avons travaillé dur afin que la Maison Trafalgar ne soit jamais considérée comme une agence de communication institutionnelle ou de Personal Branding. Mon passage à L’EFAP et mes cinq premières années d’engagement dans le développement de la Maison Trafalgar me rappellent pourtant qu’elle peut avoir fière allure en transmettant des émotions justes, singulières et bien dosées. 

Aujourd’hui quels sont vos projets pour Trafalgar Maison de portraits ?

Nous travaillons à ce que la Maison Trafalgar reste pionnière et référente sur le marché du Portrait écrit. Chaque année, depuis cinq ans, notre croissance se double et s’accompagne d’un nouveau recrutement afin de la soutenir. Nous travaillons déjà avec de très belles entreprises, qu’il s’agisse de grands groupes (groupe Sibuet, Babolat, Valrhona, Byblos, CPL Aromas, Veolia, Vinci), de Maisons ou de références du monde du luxe (Le Bon Marché, Le Ritz Paris, La French Boutique), de startups (Le Feuillet, Eli Grita, Rinck Manufacture, La Belle Bouse, Nuits Noires) ou de PME familiales (Ateliers Jouffre, Ateliers Lison de Caunes, Maison Janier, Terre adélice, Merci Maman, Le Comptoir de Mathilde, Murgier), donc nous souhaitons continuer à acquérir la confiance des références de leur secteur.

Sans compter qu’au-delà du Trophée du Meilleur Espoir de l’Année, nous avons eu la chance de recevoir, assez tôt dans notre aventure, le prix Jeune entrepreneur de l’année au service du client, en vertu du soin apporté à l’expérience proposée par nos entretiens d’extraction. Nous venons également d’emménager dans notre nouvelle Maison de Portraits, dans une rue emblématique de Lyon, et comme la communication d’une marque passe aussi par l’atmosphère du lieu, beaucoup de projets concernant cet espace sont en cours. Nous visons également une visibilité nationale en terme de relations médias (alors qu’au début, je décrochais moi-même chaque parution, qui se faisaient aussi à l’opportunité – L’ObsLe Figaro MagazineElleJournal du luxe… tout était fait-maison).

Avec mon associée, nous avons aussi eu l’occasion d’être invitées à témoigner en faveur de l’entrepreneuriat étudiant au Ministère de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, de siéger au conseil stratégique de la Métropole de Lyon, d’être choisies comme ambassadrice du Salon des Entrepreneurs. Nous comptons donc poursuivre cet objectif de sensibilisation et de transmission à travers les dispositifs d’accompagnements dont nous avons bénéficié (dispositif Beelys, accélérateur Boost in Lyon, Incubateur Manufactory, Réseau Entreprendre), et à travers nos engagements pour l’entrepreneuriat littéraire ou l’entrepreneuriat féminin. Oui, en plein développement, j’ai aussi trouvé le temps de devenir maman d’un petit garçon de 3 ans :) 

 

Avez-vous des conseils à donner à nos étudiants qui souhaitent se lancer dans un projet entrepreneurial ?

Ne bridez pas vos rêves et votre ambition ! Vous pouvez partir d’une formation en communication, et diriger une entreprise ultra spécialisée sans que votre métier et votre quotidien ne le soient parfaitement ! Commencez tôt, et sans avoir peur de commencer tout en bas, d’apporter votre coup de main à des projets coups de cœur, même s’ils sont associatifs – mon histoire est bien la preuve que petite envie peut devenir grande responsabilité. Testez rapidement votre concept, sans attendre que tout soit parfait : nous sommes nées du besoin et nous nous sommes lancées auprès de nos premiers clients sans business model ni étude de marché !

Renseignez-vous sur tout ce qui se passe autour de vous, en dehors mais aussi au sein de votre école, car l’EFAP met à disposition différents dispositifs. Entourez-vous de ceux qui vous permettront de conserver votre ligne directrice et vos valeurs sans en déroger. La réussite économique n’est pas le seul critère d’une réussite entrepreneuriale. Elle est bien sûr indispensable au début, mais une fois que tout fait ses preuves et s’accélère, vous aurez besoin de vous donner les moyens de créer une vie qui vous ressemble totalement. Et puis forcément… écrivez, raturez, exercez votre plume, c’est un savoir-faire toujours essentiel au métier de la communication. C’est une réalité et notre Manifeste le résume très bien : « L’on pourrait en pleurer, ou l’on pourrait en rire, au vingt-et-unième siècle, il faut encore écrire ! »

 

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