EFAP Alumni : Responsable Communication - Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture

Rencontre avec Emna Belgasmi, diplômée de la Promotion 2007 de l'EFAP New York, actuellement responsable communication à l'Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) à Rome.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?
Après une licence en médiation culturelle & communication, j'ai rejoint l’EFAP New York puis j'ai effectué des stages chez Hill & Knowlton, Bolloré Intermedia, à l’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) ou encore au département des espaces verts de la ville de New York (qui gère les évènements culturels de Central Park).

J'ai enchaîné avec un premier poste chez Scholastic, la maison d’édition d’Harry Potter et d’Hunger Games, d’abord au département Event Services puis au département communication, où j'ai pu côtoyer des personnalités aussi différentes que Suzanne Collins, Colin Powell, Susan Sarandon ou Taylor Swift – j'ai même serré la main de Bill Clinton !

Je suis retournée Tunisie en 2011, au moment de la révolution. Le monde entier découvre le pays. J’intègre Tunisia Live, une start-up spécialisée dans la production et la diffusion de contenus en langue anglaise, où je noue des contacts avec des organisations et des médias internationaux. Je rejoins deux ans plus tard le bureau du Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies au Sénégal à Dakar par le biais du programme « Jeune Volontaire ONU » puis deux ans plus tard encore, l'Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) à Rome sur des missions de communication variées (contenus, évènements – COP22, Conférence internationale sur la nutrition, etc.)

Emna Belgasmi, responsable communication au FAO à Rome.

Qu'est-ce qui vous motive ?
L’autre, l’humain, la différence sont les valeurs qui me guident, la médiation entre les personnes m’a toujours intéressée et j’ai un besoin de voyager et de découvrir qui est plus fort que moi !

Ce que vous préférez dans votre métier ? 
Traduire des messages techniques en messages compréhensibles par le plus grand nombre, transformer des contenus austères en contenus attractifs, valoriser et promouvoir des productions scientifiques de haut niveau souvent méconnues... mais j’aime aussi travailler dans le divertissement !

Le dossier qui vous a le plus passionnée ?
Sans hésiter, la réunion de crise avec la ministre de la santé à Dakar après la découverte d’un cas humain d’Ebola. La fermeture des frontières, la coordination entre le gouvernement et les ONG, le travail sur les messages en lien avec l’OMS, c’était impressionnant !

Le projet dont vous êtes la plus fière ? 
Il n’y a pas un projet en particulier, mais je suis assez fière d’avoir remporté un appel d’offre pour une campagne d’information de la Banque mondiale lorsque je travaillais pour Tunisia Live. Ma collègue et moi étions en compétition avec des agences de communication et nous avons travaillé pendant de longues heures pour formuler un plan de communication et un devis pour la réalisation d’un évènement. Nous étions très déterminées !

Les rencontres qui vous ont le plus marquée ? 
Chaque rencontre avec un chercheur est marquante, ce sont des personnes passionnées, engagées, mais pas toujours comprises...

Votre plus belle réussite ?
Avoir décroché une interview de Bernard Kouchner (dont j’avais lu quelques livres) pour mon mémoire sur les réfugiés après l’avoir poursuivi dans l’ascenseur et jusque sur le parking de Direct 8 à l’occasion d’un stage sur l’émission de divertissement « Tout va bien ».

Que pensez-vous du travail en environnement multiculturel ?
C’est une vraie richesse ! Il faut être vraiment à l’écoute, tolérant, respectueux, mettre l’autre sur un même pied d’égalité, le considérer comme son semblable, on apprend énormément des autres cultures.

Que peut-on vous souhaiter pour la suite ? 
Un retour vers la médiation, toujours à l’international et dans la communication, avec si possible une dimension résolution de conflits car cela me tient à cœur.

Que retenez-vous de vos années à l’école de communication EFAP ? 
L’importance du réseau, l’importance d’aller vers les autres, de ne pas avoir peur, de ne pas attendre que les choses viennent à soi, de foncer !

Vos meilleur(s) souvenir(s) dans notre école de communication ?
Les études de cas du professeur El Hage, on rencontrait les clients, on était pris au sérieux, on venait tous d’horizons différents, je venais de Nice, je ne connaissais personne mais on travaillait en groupe, et Felisa Kaplan, professeur en relations publiques de NYIT, avec qui je suis devenue amie.

 

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