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Franck SAINTE-ROSE-ROSEMOND

Entretien avec Franck Sainte-Rose-Rosemond, diplômé de l'EFAP Paris en 1990, il est retourné en Martinique et y a créé Cabinet Équilibres, une entreprise spécialisée dans l'action publique.

Entretien avec Franck Sainte-Rose-Rosemond, diplômé de l’EFAP Paris en 1990, il est retourné en Martinique et y a créé Cabinet Équilibres, une entreprise spécialisée dans l’action publique.Laura : Bonjour, pouvez-vous nous présenter votre parcours depuis votre sortie de l’EFAP ?
Franck :
Après quelques petits boulots à ma sortie de l’EFAP image en 1990, j’ai été recruté au service communication de la ville de Fort-de-France en Martinique. J’y avais pour mission la réalisation de A à Z d’un journal mensuel voulu par le Député-Maire de l’époque, Aimé Césaire, journal que je réalisais directement à partir de ses orientations. Je suis ensuite devenu responsable de la communication de cette même ville, avant d’être recruté par le Syndicat Intercommunal du Centre de la Martinique en tant que Chargé de Mission communication & collecte sélective, auprès du Directeur Général. Enfin, de 2002 à 2007, j’ai occupé les fonctions de Directeur de Cabinet de Serge Letchimy, Président de la communauté d’agglomération du centre de la Martinique, et Député-Maire de Fort-de-France depuis 2001. Enfin, courant 2007, à 38 ans, et à la veille des échéances électorales, j’ai décidé de donner à ma carrière une autre orientation, en créant ma propre activité.

Laura : Que retenez-vous de vos années d’EFAP ?
Franck :
Côté positif : une bonne ambiance, et un enseignement véritablement opérationnel. Côté négatif : une inculture totale et beaucoup de clichés quant aux réalités des départements d’outre-mer, de la part des autres élèves mais également de la part des professionnels qui nous dispensaient leur savoir. D’ailleurs, au vu du traitement réservé par la presse nationale aux mouvements sociaux aux Antilles début 2009, je ne suis pas certain que les choses aient beaucoup évolués depuis, dans l’imaginaire “métropolitain”.

Laura : Vous êtes directeur général de Cabinet Equilibres, pouvez-vous nous présenter vos tâches quotidiennes ?
Franck :
(soupirs). Vaste question. Je vais essayer de faire bref. 50% administration, organisation, finances & banque, fiscalité. 50% réalisation des missions et encadrement des collaborateurs. 50% développement et prospective, recherche de nouveaux clients… Ah ça fait 150%...mais je sais bien ! C’est toute la différence entre le salariat et l’entrepreneuriat. Il vaut mieux aimer son métier, être capable de lui sacrifier beaucoup, au moins pendant 2 à 5 ans, et aimer prendre des risques.

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Laura : Qu’est-ce qui vous a amené à faire de la politique et à vous mettre au service de la collectivité ?
Franck :
Une passion personnelle pour la chose politique…une fascination pour les tribuns, les leaders politiques, mais également un désir de justice et de paix sociale. On ne répond pas à tous ces enjeux en un claquement de  doigts, mais il faut bien des gens pour s’y consacrer, et faire de nos sociétés des endroits ou chacun se retrouve, quel que soit son niveau, son poste, son engagement, ses moyens…

Laura : En créant Équilibres vous vous mettez au service des autres. Vous employez le terme de “démocratie participative”, jugez-vous le paysage politique trop élitiste ?
Franck :
Il ne me semble pas du tout élitiste. Il suffit pour cela de regarder le profil de nos députés. De nos élus de manière générale. C’est vrai qu’il  y a encore beaucoup d’enseignants et de fonctionnaires, mais c’est d’abord une question de disponibilité.
Ensuite, les élus et les institutions répondent très souvent, et quasi exclusivement, à l’urgence des situations. En cela, ils n’ont pas le sentiment d’avoir le temps et les moyens de consulter, de partager. Or aujourd’hui, les français sont mieux informés, et savent davantage qu’avant là où ils veulent aller, ce qui leur plairait. Et il est bon de les consulter sur des projets, et en tous cas plus fréquemment qu’aux seules échéances électorales.

Laura : Vous étiez un étudiant parisien et auriez pu exercer en métropole, qu’est-ce qui vous a poussé à aller en Martinique ?
Franck :
Je suis Martiniquais. J’y ai mes racines. J’avais envie d’y vivre. C’est assez simple. Et puis, martiniquais, il me semblait que c’est là, dans cet environnement familier, que j’avais le plus de chances de démarrer ma vie d’adulte, ma carrière…et puis les choses se sont enchaînées. Cela dit, je ne suis pas opposé à des développements hors des frontières de la Martinique. J’y travaille d’ailleurs. En plus du cabinet Conseil Équilibres, j’ai également créé un portail d’information dédié à l’action publique dans les département d’outre mer (Martinique, Guadeloupe, Guyane et Réunion). Cela m’ouvre de nouvelles perspectives vers ces régions, mais également vers les bassins relationnels de ces régions (Brésil pour la Guyane), Océan Indien pour la Réunion, Caraïbe pour la Martinique et la Guadeloupe.

Laura : Quel conseil donneriez-vous aux étudiants de l’EFAP ?
Franck :
D’aller au bout de leur cursus à l’EFAP, formateur. De le prolonger si possible en université ou par une fomation complémentaire. Puis de ne pas hésiter à se lancer dans l’entreprise après une ou deux expériences professionnelles. Mais dans un métier qu’on aime. Quitte à essuyer quelques défaites et à tâtonner un peu. Moi j’en retiens que c’est l’aventure la plus exaltante qu’il m’ait été donné de vivre.

Franck SAINTE-ROSE-ROSEMONDDirecteur GénéralEquilibres
La place de l’Homme dans le développement local
Centre d’Affaires Agora Etang z’Abricots
97200 Fort-de-France

Visitez Le site de l’information publique des régions d’outre-merPropos recueillis par Laura Boucila

EFAP, l’Ecole des métiers de la communication.

Publié le 01/06/2009

Pierre - politique & gendarmerie

Pierre, étudiant en 3ème année, est en stage auprès de Pierre-Yves Bournazel, élu de Paris et également conseiller en communication de Rachida Dati.

Mathilde - Barreau de Paris

Entretien avec Mathilde, étudiante en 3è année de l' EFAP, actuellement en stage au Barreau de Paris.

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