L'école des métiers de la communication - A reference in communication studies

Recommandations pour le sale temps

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La tempête ne souffle plus aussi fort sur le marché de l’emploi, mais les dégâts qu’elle a provoqués sont loin d’être réparés.
Selon l’APEC, on a enregistré l’année dernière 54% d’offres d’embauche en moins que l’année précédente dans le domaine de la communication. C’est une vieille tradition française, quand les choses vont mal, que de commencer par faire des économies en sabrant dans les dépenses de publicité, de RP, ou d’évènementiel. Marcel Bleustein-Blanchet, le mythique fondateur de Publicis (et parrain d’une promotion de l’EFAP), s’en plaignait souvent devant moi. Il ajoutait : “Les parts de voix qu’on laisse perdre pendant une crise ne se retrouvent pas. En revanche, les annonceurs qui continuent d’investir dans la kom quand tout va mal en toucheront les intérêts lorsque reviendra l’embellie”.

La vraie question, pour les étudiants qui postulent ou vont postuler un emploi, est de savoir si, sur ce marché quelque peu atone, il est possible de trouver du travail. La réponse est “oui”, résolument oui. Mais c’est à la condition de s’adapter aux nouvelles règles du jeu.
1) Dans la situation actuelle, les entreprises ne pourvoient plus automatiquement au remplacement des collaborateurs qui les quittent pour une raison ou pour une autre.
2) Les décisions d’embauche, fût-ce pour un simple CDD, se prennent désormais très, très lentement.
3) En revanche, lorsque l’entreprise réalise enfin qu’il lui faut quelqu’un, à l’occasion par exemple d’un retournement subit du marché, sa demande se fait extrêmement pressante. C’est tout de suite ! Bref l’entreprise d’aujourd’hui, souvent, ressemble à un boxeur sonné. Elle se couvre au maximum. Ses réactions s’alentissent. Et lorsqu’une « ouverture » se produit, elle découvre qu’elle n’a plus tout à fait les ressources qu’il faut pour en profiter.

Les Efapiens sont particulièrement bien armés pour faire face à ce genre de situation. La politique de stages que l’école a été la première à développer leur permet, quand ils s’y appliquent avec suffisamment de motivation, de se familiariser avec les entreprises où ils séjournent et d’y nouer des relations qui pourront, le moment venu, déboucher sur une embauche. Un stagiaire qui a fait ses preuves et que l’on connaît bien, on a tendance à le préférer à d’autres postulants. Impliquez-vous à fond dans vos stages et laissez-y un souvenir inoubliable, dans le meilleur sens du mot.
Par ailleurs, les autres caractéristiques de la “personnalité de base” des Efapiens – le sens du concret, la vivacité d’esprit, le culot, ce je ne sais quoi de plus déluré qu’ailleurs – leur donnent un avantage certain. Ils sont immédiatement opérationnels. Ils savent s’adapter. Ils ont de l’initiative. Ils possèdent la rapidité de réaction devenue essentielle par les temps qui courent.

Conclusion pratique : cultivez vos relations avec l’entreprise ou les entreprises dans lesquelles vous avez effectué vos stages ; développez systématiquement à partir de là votre réseau de contacts – le monde où nous vivons est un monde de réseaux. Tenez-vous quotidiennement à l’affût des offres d’emploi paraissent ici ou là. Renseignez-vous régulièrement auprès du pôle-emploi. Lisez les journaux. Explorez le net. Et si vous trouvez une proposition qui correspond à vos besoins saisissez l’opportunité dans l’heure, dans la minute, dans la seconde ! La caractéristique de notre temps, en matière de recherche d’emploi, est qu’on peut l’assimiler à un marathon complété par une course de vitesse. Mais vous êtes doués pour les deux !

Article écrit par Jean Mauduit

EFAP, l’école des métiers de la communication