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Interviews croisées de trois étudiantes, parties pendant deux semaines au Festival de Cannes pour y effectuer un stage. Elles nous racontent leur expérience unique au sein de ce Festival mythique !


Laurette SALIN : Vous avez effectué, cette année, un stage au Festival de Cannes. En quoi consistait votre mission sur place ?
Anne-Sophie COUPEY :
Je travaillais pour le bureau de presse de la sélection “Un Certain Regard”, avec André-Paul Ricci. J’assistais la gestion des plannings d’interviews et en dressais un rapide bilan pour l’attaché de presse. J’encadrais également les interviews, pour qu’elles se déroulent dans les meilleures conditions.
Céline HERBETTE : Je m’occupais de la coordination de la montée des marches du Palais du Festival, au bureau de Jean-François Couvreur, Maître de cérémonie des marches, et de son adjointe Anne Boulithe. J’avais pour mission de constituer les listes des personnalités qui devaient monter les marches durant les différentes cérémonies. Elles étaient ensuite transmises à la direction du Palais ainsi qu’au speaker Patrick Fabre. Je devais aussi récupérer les musiques des films pour les donner au DJ. Et lors des montées, j’assistais au bas du tapis rouge Jean-François Couvreur.
Virginie PICAT : J’ai effectué pour la deuxième année consécutive un stage au festival de Cannes. L’an dernier l’expérience s’est révélée si positive et enrichissante, que le festival de Cannes m’a donné l’opportunité de revenir au même poste. J’étais durant deux semaines au protocole des professionnels français, ce qui consiste à noter les demandes des personnes inscrites au protocole qui veulent assister aux projections des films en compétition et hors compétition. Je me suis occupée plus particulièrement des professionnels du cinéma qui exercent dans les sociétés de distribution de film (UGC, Gaumont, Europacorp…).

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L.S : Quelle mission a été la plus enrichissante pendant ces deux semaines passées hors des locaux de l’EFAP ?
AS.C :
Ma mission la plus enrichissante est de loin la gestion de la journée de promotion du film “Elle s’appelle Sabine”, produit par Sandrine Bonnaire ! J’ai eu l’opportunité de gérer toutes les interviews et séances photos pendant quelques heures, sur la terrasse du Hilton, et ainsi de travailler avec des journalistes de grands supports tels que Studio Magazine, Libération, Télérama, ou encore StarMag (TPS Star). Il fallait gagner la confiance de Sandrine, des journalistes, mais aussi gérer un planning très serré, et donc faire preuve de fermeté tout en gardant le sourire et un état d’esprit détendu. Une expérience très formatrice et palpitante !
C.H : Assister Jean-François Couvreur en bas des marches… Cette mission fut particulièrement « glamour ». J’ai eu la possibilité d’approcher les plus grands comédiens, réalisateurs et personnalités médiatiques.
V.P : Pour moi le grand intérêt de cette expérience a été les nombreuses rencontres. Le festival ne dure que 10 jours, mais tout va vite. Nous rencontrons beaucoup de personnes et il faut savoir les aborder au bon moment. J’ai vraiment constitué mon carnet d’adresses pendant le festival.

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L.S : Que représente pour vous le fait de travailler au sein du Festival de Cannes ?
AS.C :
C’est très court deux semaines. On ne peut donc pas dire que l’on part à Cannes pour apprendre un métier. Le festival de Cannes représente pour moi un rêve, l’opportunité de se dire “je l’aurais fait au moins une fois dans ma vie !”.
Découvrir les coulisses du Palais du Festival, observer toute l’organisation, et bien sûr, profiter de tous les avantages que les paillettes peuvent offrir, est une expérience unique. Mais la journée de promotion avec Sandrine Bonnaire a fait que Cannes m’a surtout donné la chance d’investir le rôle d’attachée de presse, sans être encadrée, et ainsi d’accomplir tout ce que j’ai appris et observé en trois ans d’études à l’ICART.
C.H : Le fait de travailler au cœur du Festival, et sur les missions qui m’ont été confiées, a apporté un plus à ma formation et un enrichissement à titre personnel. De plus voir l’envers du décor d’un tel événement était particulièrement intéressant. J’ai eu la chance d’assister, entre autres, aux répétitions de la cérémonie d’ouverture et aux tournages d’émissions de télévision…


L.S : Comment avez-vous trouvé ce stage : grâce à des contacts personnels, ou par le bureau des stages de l’école ?
AS.C :
Par le bureau des stages de l’EFAP, bien que je sois étudiante à l’ICART !
C.H : C’est Nelly Mayeur, du bureau des stages de l’EFAP, qui m’a proposé ce stage et je l’en remercie.
V.P : C’est par le bureau des stages de l’EFAP, qui propose aux étudiants de troisième année de partir à Cannes, que j’ai pu l’année dernière vivre l’aventure Cannes. Cette année, ma responsable à Cannes a demandé que je revienne, car pour la 60ème édition du festival, les membres du protocole préféraient avoir à ce poste quelqu’un qui avait de l’expérience et qui connaissait ses interlocuteurs.

L.S : Sincèrement… Vous avez passé plus de temps au travail ou sur la plage et la croisette ?!
AS.C :
Il y avait de grosses journées de travail, et d’autres bien plus détendues ! Mais même s’il y avait des jours où l’on travaillait peu, je ne quittais jamais le bureau en dehors d’heures correctes. J’arrivais entre 9h et 9h30 au palais, quittais mon bureau au plus tôt à 18h pour réellement partir du palais vers 20 heures.
Je devais passer autant de temps dans mon bureau que sur la croisette : toute la journée au palais, toute la nuit sur les plages!
C.H : Ou en soirées… !!! Mais j’ai passé plus de temps au bureau que sur la plage, mon absence de bronzage le confirme !!
V.P : En toute honnêteté... au travail mais pour mon plus grand plaisir ! J’ai rencontré au quotidien de nombreux professionnels et noué des liens privilégiés dans un contexte hors norme. Le festival a été pour moi un tremplin et j’ai découvert de cette manière des métiers dont j’ignorais le fonctionnement. J’ai ainsi rencontré l’an dernier les responsables de mon stage chez UGC images qui m’ont proposé d’intégrer le pôle marketing et communication pour une période de 7 mois. Le festival c’est être là, au bon endroit et bon moment !