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Interview de Fanny Martinot, assistante du directeur de la communication du Centre Hospitalier Charles Perrens à Bordeaux, diplômée de l’EFAP Lille en 2004.

Marc Lamoureux : En quoi consiste concrètement votre travail ?

Fanny Martineau :  Je m’occupe de la communication interne à l’hôpital et de la communication externe. En interne je coordonne la lettre mensuelle de la direction, le site Internet (encours de création), les projets culturels, ainsi que la revue de presse quotidienne. En externe, je m’occupe des relations publiques en suivant l’actualité culturelle (semaine du livre, fête de la musique…). Mon objectif est de redorer le blason de notre hôpital ce qui n’est pas évident, car son image n’est pas toujours positive. En ce qui concerne mon statut, c’est assez complexe car je suis rattachée à la fonction publique avec un contrat d’accompagnement à l’emploi (CAE). Avec ma collègue, je me bats actuellement pour avoir un statut de cadre qui collerait plus à mon travail car je suis pour ainsi dire chargée de communication.

MLX : Avez vous des contacts avec les patients de l’hôpital, n’est-ce pas un peu particulier pour vous qui n’êtes pas médecin ?

FM : J’ai effectivement des contacts avec les patients. J’avais quelques appréhensions au début, mais c’est une question d’adaptation. Je travaille aussi beaucoup avec les médecins et soignants, et c’est là toute la difficulté car les cibles sont très larges dans un hôpital. En dehors des quelques 1800 personnes qui travaillent dans l’hôpital, il y a les malades, les familles… C’est un milieu très humanisé, et les contraintes sont nombreuses.

MLX : Comment envisagez vous votre avenir professionnel ?

FM : Tout créer c’est vraiment passionnant. C’est un enrichissement de tous les instants et c’est ce qui me tient le plus à cœur. La difficulté majeure est de faire reconnaître les métiers de la communication dans l’hôpital. Mais je suis confiante car ils commencent à entrer dans les esprits des salariés de l’hôpital de plus en plus. La communication est mieux perçue qu’avant et c’est rassurant.

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MLX : Avez vous toujours voulu faire de la communication ?

FM : Dès la sortie de mon bac je me suis inscrite à l’EFAP. J’ai toujours eu envie de faire ce métier, et tous mes stages antérieurs ont conforté mon idée. J’ai été en stage à RTL 2, dans une association musicale, dans une agence d’hôte (Pénélope), dans une agence d’événementiel (Cap Code) et sur le festival international des grands reportages d’actualité (FIGRA) où j’étais assistant régisseur. Bref, j’ai tout fait pour me former le mieux possible aux métiers de la communication.

MLX : Quels sont les souvenirs que vous gardez de l’EFAP ?

FM : De très bons souvenirs. La direction était très à l’écoute de chacun d’entre nous. Cela favorisait la bonne ambiance générale de notre école. La dernière année est par ailleurs une année très formatrice pour la vie professionnelle. C’est un mal pour un bien, car malgré le rythme très soutenu, avec le mémoire, les études de cas, les oraux… ce qu’il me reste comme souvenir est une expérience géniale. Je trouve aussi que ce système d’alternance stage/cours est un excellent système.

MLX : Je crois que votre sujet de mémoire était pour le moins… original, est ce vrai ?

FM : En effet mon sujet était : Le patinage artistique : une communication prise dans la glace.  Ce sport est ma passion et je l’ai pratiqué durant plusieurs années à haut niveau. J’avoue que j’ai eu une bonne note, car le sujet était différent des sujets standard et j’étais très investie par le sujet. Je crois que pour son mémoire, il faut choisir un sujet qui nous tiens vraiment à cœur, c’est important pour le réussir.

MLX : Quels sont les conseils que vous donneriez aux futurs professionnels que sont les efapiens ?

FM : La persévérance. C’est ce que je mettrais le plus en avant. Quand vous sortez de l’école, il ne faut pas hésiter à faire des candidatures spontanées, à passer des entretiens. Il est également valorisant d’avoir un petit boulot quand vous êtes en recherche d’un emploi, même si ce n’est pas dans votre branche. Il ne faut surtout pas se décourager, et toujours aller de l’avant.