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Interview de Christiane LAVAQUERIE-KLEIN, ancienne étudiante de l’EFAP Paris, promotion 1981, fondatrice de l’agence “L’Ibis et l’Allegorie”


Laurie Cathalifaud : En quelle année êtes-vous sortie de l’EFAP ?

Christiane Lavaquerie - Klein :  Je suis sortie de l’EFAP en 1981.


L.C : Quel a été votre parcours entre le diplôme et maintenant ?

C.L-K : Quand je suis sortie de l’EFAP, j’ai tout de suite intégré le Ministère de la Justice au service de la documentation, ce service étant attaché au cabinet du ministre Robert Badinter. J’étais également chargée de la revue de presse écrite.
J’avais déjà fait un stage au service communication au sein de ce ministère au cours de l’année qui s’était très bien passé. Le domaine institutionnel me paraissait être la voie dans laquelle je voulais me diriger. J’avais effectué d’autres stages dans ce domaine : à la préfecture de région Ile de France ou encore au Ministère de l’Agriculture. Le sujet de mon mémoire était d’ailleurs lié à la communication publique : l’Information du député.
Je suis restée environ 4 ans au Ministère de la Justice.
Puis, une amie m’a proposé la direction de la communication d’un musée pour enfants : « Le Musée en Herbe ».
Pendant un moment, j’étais à mi-temps sur les deux structures : le Ministère et le Musée, mais j’ai vite compris que c’était le domaine culturel qui m’intéressait le plus. J’ai donc rejoint le Musée en Herbe à temps plein.
Par la suite, la Halle Saint Pierre, musée associatif de la ville de Paris,  m’a proposé également un poste à mi-temps pour monter leur service communication, je travaillais donc à la fois pour la Halle mais aussi pour le Musée. Puis j’ai fini par rejoindre la Halle Saint Pierre comme chargée de communication à part entière.
Vers 1999/2000, j’ai eu envie de monter ma propre structure. J’ai donc crée une Agence d’actions culturelles avec une amie, historienne d’Art, que nous avons nommé : L’Ibis et l’Allegorie. Je me suis donc recentrée sur le domaine culturel.

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L.C : Quelles sont les missions de votre agence ?

C.L-K : Nous faisons principalement du marketing culturel ; nous réalisons des expositions ou encore des mallettes pédagogiques, elles sont destinées au jeune public pour l’initier à une découverte de l’histoire de l’art autonome ou guidé par un animateur .
Généralement elles sont destinées aux organismes qui accueillent des enfants comme les bibliothèques ou les mairies.
Mais nous élaborons également des plans de communication pour des structures culturelles comme des musées ou châteaux, sous forme de conseils ou d’évaluations de public.
Nous travaillons aussi pour des revues pédagogiques chez Nathan.


L.C : Parallèlement, avez-vous d’autres activités professionnelles ? 

C.L-K : J’anime des Travaux Dirigés de Relations Publiques pour les étudiants de deuxième année à l’EFAP, et je dirige des cours magistraux de communication culturelle dans d’autres établissements.
J’écris également, à titre personnel, des livres pour enfants, édités à la Réunion des Musées Nationaux, et je réalise des jeux de découverte de l’Histoire de l’Art.


L.C : Quels souvenirs conservez-vous de l’EFAP ?

C.L-K : Paradoxalement, j’ai de très bons souvenirs aujourd’hui, alors qu’à l’époque je me rappelle que nous « râlions » souvent, nous étions des
élèves assez « grincheux ».
C’est une école qui réunit une grande richesse humaine et un beau potentiel de savoirs. Il y avait des étudiants qui étaient issus de milieux très différents et qui suivaient des parcours très diversifiés. Cela a développé notre curiosité et nous avons énormément appris.


L.C : Quels conseils donneriez-vous aux élèves et futurs élèves de l’EFAP ?

C.L-K : Lisez beaucoup !
Soyez curieux à la fois sur le plan professionnel mais aussi humain. Profitez de l’enseignement que vous recevez, des gens que vous rencontrez et cultivez le réseau de l’EFAP : professeurs, intervenants ponctuels, maîtres de stage.