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Échange avec Lucile Doucet, étudiante en EFAP 4 et actuellement en mobilité à New York.

Pour commencer, quel est ton parcours ?

Je ne savais pas vers quel domaine m’orienter après avoir obtenu mon Bac Es à Bayonne. J’ai alors décidé de me lancer dans des études de droit pendant deux ans. Finalement, après m’être renseignée sur les métiers de la communication auprès de l’Ecole et d’une amie qui était en 3ème année, je me suis présentée au concours. L’idée d’effectuer autant de stages durant le cursus m’a beaucoup plu.

Pourquoi partir aux États-Unis ? Comment est venue cette idée ?

Les Etats-Unis m’ont toujours attirée. J’ai eu la chance de partir pendant plusieurs mois en Californie pour étudier l’anglais dans une école internationale de langues. Depuis, l’envie de voyager et d’étudier dans ce pays ne m’a pas quittée.
Dès mon inscription à l’EFAP, je savais qu’il était possible d’effectuer une année à New York. Les possibilités d’obtenir un double diplôme et d’améliorer mon anglais étaient très attrayantes.

As-tu appréhendé ton départ ? Ou au contraire, était-ce une source de motivation ?

J’ai tout de même appréhendé mon départ, même s’il me tardait d’intégrer cette nouvelle école et de découvrir pour la première fois la Grosse Pomme ! Je savais qu’une toute nouvelle vie m’attendait loin de mes amis et de ma famille. Et puis, quitter mes camarades après 3 ans de vie bordelaise à l’EFAP me chagrinait un peu. Mais New York était pour moi un rêve : étudier dans une telle ville, ce n’est que du bonheur !

Peux-tu présenter l’école dans laquelle tu étudies ? Beaucoup de Français ? Des matières intéressantes ?

J’effectue en parallèle de ma dernière année d’EFAP, un Bachelor en Communication Arts reconnu aux USA.
Je suis actuellement dans les locaux de NYIT (New York Institute of Technology), une école située à Columbus Circle sur Broadway au cœur de Manhattan. 
Il y a beaucoup de français venus des différents EFAP de France. Nous avons généralement cours d’anglais ensemble. Pour ce qui est des autres cours, nous sommes tous mélangés avec des étudiants américains et d’autres nationalités. Tout cela nous permet d’être réellement dans le bain et de parfaire notre anglais. Concernant les cours, ils sont ludiques et créatifs. Nous devons rendre des essais sur des sujets variés toutes les semaines.

Comment s’est passée ton intégration dans ce nouveau pays, cette nouvelle culture ? Ta vie à NYC ?

Je me suis adaptée assez rapidement à cette nouvelle vie. New-York a tellement de choses à offrir. Il y a toujours quelque chose à faire ! Moi qui adore rencontrer de nouvelles personnes et sortir : je suis servie ! Il y a une très forte énergie que l’on ne peut ressentir nulle part ailleurs.
Je vis actuellement en colocation. Cela aide tout de même beaucoup pour se sentir bien dans une ville qui n’est pas nôtre.
Les semaines défilent tellement vite ! Je suis ici depuis bientôt cinq mois. J’essaie de profiter au maximum mais il est vrai que je ne vois pas le temps passer avec tout ce que nous devons faire (entre le stage et les devoirs à rendre toutes les semaines).
Je ne pense cependant pas y rester une année supplémentaire, sauf si une occasion se présentait. NYC est une ville de passage : étant une fille de la campagne, habituée aux pins et à l’océan, je reste cependant très nostalgique de ma région du Sud Ouest. Avec tous ces buildings et ces voitures, Central Park nous permet cependant de voir un peu de verdure mais ce n’est certes pas la même chose.

Que t’apporte cette expérience sur tous les points ?

C’est une formidable expérience que je suis en train de vivre. Même si je suis loin de mes proches, étudier et vivre à NY m’ont permis de me rendre compte que je pouvais m’adapter très facilement à un tout autre mode de vie. Nous faisons constamment de nouvelles rencontres. Au final, nous avons tous l’impression de faire preuve d’une plus grande ouverture d’esprit. Professionnellement parlant, il est vrai que notre anglais s’améliore de jour en jour et connaître le fonctionnement d’une vraie entreprise américaine en matière de communication est très enrichissant.

Conseillerais-tu à d’autres étudiants de franchir le pas et partir un semestre ?

Si vous avez l’occasion de pouvoir faire une partie de vos études à l’étranger, c’est une opportunité qu’il ne faut pas laisser filer. Je me suis toujours dit : c’est maintenant ou jamais ! Nous en ressortons grandis et avec une expérience unique en son genre. Revenir bilingue d’une telle expérience peut prouver à un employeur que l’on est une personne ouverte.

As-tu des projets professionnels ?

Je ne sais pas encore ce que je compte faire après mon diplôme. Je pensais intégrer un Master 2 en Tourisme Management (toujours en rapport avec l’international et les langues), ou bien rechercher un poste dans l’événementiel dans une grande entreprise.

Une ou des anecdotes sur la vie là-bas ?

Je fais actuellement mon stage dans une galerie d’art et lors d’un vernissage, j’ai eu l’occasion de rencontrer une journaliste du magazine ARTnews. En discutant, nous en sommes venues à parler de Bordeaux. Elle y est allée il y a deux ans voir ses cousins. Après m’avoir décortiqué plusieurs fois leur nom de famille, j’ai finalement réalisé que sa cousine était une amie avec qui j’avais passé tout mon collège. Comme quoi le monde est bien petit !

Thomas Bouchard Grunberg
Correspondant région – EFAP Bordeaux