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Retour sur le Festival de Cannes 2010, en attendant les retours de 2011…

Un grand sourire, un accent qui vient d’ailleurs, une petite blonde, avec un sers-tête et des petits nœuds papillons sur son haut. Je la vois arriver au loin, place du Trocadéro. Rendez-vous au café de l’Homme. Ce n’est pas encore ouvert, mais elle, elle sait s’y prendre. On nous installe, telles des princesses, en terrasse, une vue panoramique sur notre bien-aimée Tour Eiffel.



Nausica, ça se voit, n’a pas froid aux yeux. Pourquoi ? Parce qu’elle a affronté le Festival de Cannes.

Arrivée de Roumanie à Paris il y a six ans, Naussica a développé une passion pour le cinéma durant les cours d’anglais de l’EFAP. C’est son prof, Monsieur Gaffie et son programme qui a faire naître en elle cette nouvelle vocation, et a transformé en même temps, toute la classe en cinéphile du jour au lendemain !

« flash flash flash »
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Michel Ricci,
Conseiller du Ministre
roumain de la culture

Sa candidature au Festival
Nausica passe tout d’abord par le service des stages de l’EFAP, ensuite, il faut faire ses preuves devant l’agence du protocole de Cannes : lettre de motivation, entretien en français, et en anglais. Certains des critères sont d’être bilingue, être professionnel pour faire face aux événements et tenir tête aux demandes impossibles des personnalités cinématographiques, être réactif, et le plus important est « le calme et la discrétion ». Donc pas de papotages avec Angelina Jolie, ni d’embrassades avec Johnny Deep. C’est comme ça, et puis c’est tout !

Les missions de Nausica
Logée dans la résidence villa Francia, et se nourrissant exclusivement ou presque de macarons et de chocolat (eh oui, pas le temps de faire les courses dans ce rush !), Nausica était au service Protocole du festival, « the place to be ».

Le protocole compte 15 personnes et quatre équipes : média finance, presse, comédiens et personnalités françaises et étrangères. Chaque équipe compte 1 stagiaire. Nausica était en charge des personnalités françaises, qui sont environ 200. Ses missions consistaient à recevoir les demandes de place pour les séances de 13h et de 19h (séance précédée du passage sur le tapis rouge). On lui demande les places les plus prisées, celles près de l’équipe du tournage qui présente son film, dans l’orchestre. Il s’agit de demandes souvent ressemblantes, et il faut essayer de satisfaire tout le monde. Il arrive souvent qu’il n’y ait plus de places sur le côté du théâtre Lumière, dans ce cas, les personnalités ne veulent plus venir, même s’il reste des places sur le balcon. Oui, assez bizarre en effet. C’est en réalité parce que seules les places sur de l’orchestre sont filmées. Les gens veulent qu’on les voie dans les médias.
Le soir, en tenue de cocktail, Nausica vérifie le bon emplacement de ses personnalités. D’ailleurs, les stagiaires, en récompense de leur dur labeur, ont le droit de participer à la montée des marches une fois. Dans sa robe offerte par une créatrice roumaine, Liza Panait, une équipe de tournage roumaine qui a obtenu la palme d’or en 2008 lui a demandé de monter les marches ensemble !
L’équipe de Nausica fonctionnait pour la première fois avec un nouveau système, l’ancienne responsable, Florence, ayant quitté le protocole. Il a donc fallut bien s’organiser, gagner la confiance des clients habitués à l’ancien fonctionnement. Demander les coordonnées des personnalités françaises étant un exercice loin d’être simple, il a donc fallut beaucoup de diplomatie pour les mettre en confiance.

Tout en me montrant les documents utilisés pendant son séjour, ses badges, ses cartes, ses dossiers, Nausica m’affirme qu’elle a vécu une expérience inoubliable, notamment grâce à Anne-Claire Colliat, sa supérieure, de l’agence Accévène Plus, qui a répondu à toutes ses questions, l’a sollicitée et lui a montré l’exemple.

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Le matin, Nausica aimait bien aller prendre le petit-déjeuner dans un café devant le Palais des Festivals et échanger quelques mots avec des personnes du monde du cinéma sur leurs impressions sur le Festival, les films etc. D’après les journalistes, cette année, il manquait un peu de célébrités, un peu de bling bling et de paillette attitude… Leurs espoirs de pouvoir faire des couvertures majestueuses étaient déçus. Mais ce n’est pas plus mal dit Nausica, cela a permis de se concentrer sur le vif du sujet, le cinéma, et non les people !

Les journalistes, les cinéphiles, les clubbers, sont tous plus ou moins à la recherche de la même chose : un peu de glamour. Mais la mythologie cannoise ne tient pas toujours toutes ses promesses, il est difficile d’être le number one au Festival.

De son expérience à Cannes, Nausica est revenue métamorphosée. Ces deux semaines lui ont fait réaliser qu’elle voudrait se diriger vers les relations publiques, pas forcément dans le cinéma. D’après Nausica, Le métier d’attaché de presse n’a cessé d’évoluer au cours des dernières années. Les relations presse et publiques ne se résument plus à gérer un concept ou à la mise en oeuvre des plans média pour une entreprise,elles doivent surtout cibler, satisfaire et s’intéresser aux nouveaux publics: blogueurs, leaders d’opinion,créateurs de tendance.
Elle aurait bien voulu que le temps du Festival dure au moins un mois. Ce séjour a été deux semaines de contact, d’opportunités, d’ouverture sur le monde. Il suffit de voir sa petite pochette pleine à craquer…de cartes de visite !

Propos recueillis par Lucile Douchin


EFAP • L’École des métiers de la communication depuis 1961