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Nicolas Truffet, Promotion 1995

Bonjour, racontez-nous votre parcours depuis l’obtention de votre diplôme…
Après quelques expériences dans le journalisme pour différents supports régionaux, je me suis tout doucement orienté vers la communication et vers la réalisation audiovisuelle. C’est en travaillant dans la communication d’entreprise que la réalisation vidéo est venue à moi. J’ai travaillé pour des médias de communication interne, où je me suis attelé à la conception de films industriels. J’étais d’abord indépendant, avant d’être embauché au sein du groupe SEB.

Il y a 2 ans, je me suis lancé dans la réalisation indépendante. Je suis dans le film de communication : je fais des films de commande, des films institutionnels, des reportages événementiels. J’avais aussi envie depuis pas mal de temps de réaliser ce qu’on appelle un documentaire de création. Le film de communication n’est en aucun cas le “parent pauvre” du documentaire ou de la fiction ! Je n’ai jamais fais quelque chose en y étant obligé !
 
En quoi vos études de communiquant vous aident dans votre travail de réalisateur ?
On ne m’a pas payé pour ce que je vais dire (Rires !) : J’ai un très très bon souvenir de l’EFAP, car j’ai pu y rencontrer des personnes qui étaient là dans le même intérêt que moi : une belle ouverture, une envie d’être au cœur de l’actu, etc. L’EFAP est une école qui reste assez généraliste.

Sa formation en alternance permet aux élèves de se découvrir réellement. Après l’EFAP nous n’avons pas peur du changement et de tenter des choses. Encore une fois, je n’ai pas fait une école de ciné, je n’ai pas appris des choses précises en terme de réalisation, mais j’ai acquis le socle, qui est le fondement de la communication.

Cette école m’a aussi apporté une façon de se comporter et un mode de réaction. Pour conclure, mes études à l’EFAP m’ont données des méthodes et des façons d’agir. Une école de la vie !
 
Votre documentaire “Une histoire attachante” est actuellement en diffusion. Pouvez-vous nous le présenter ?
En 1954, le génial inventeur Marc Grégoire met au point une poêle qui n’attache pas et qui deviendra célèbre dans le monde entier. Une histoire industrielle hors du commun est née, que ce film raconte avec les pionniers.

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Comment de simples salariés ont su créer une aventure collective extra-ordinaire… Cette aventure industrielle, qui est aussi une grande réussite économique, est basée sur la cohésion, la motivation, le développement personnel et l’autorité de compétence. Un rapport au travail particulier s’est développé pendant plus de 50 ans, dont les techniques de management moderne semblent s’être quelque peu éloignées.

Les valeurs d’hier pourraient rapidement redevenir celles de demain.
 
Il s’agit d’un documentaire de mémoire sociale. Je raconte l’histoire de cette entreprise, que je connais très bien, vu sous un angle humain. Je fais un Zoom en mettant en avant des aspects que l’on ne regarde pas forcément d’habitude. Ce n’est en aucun cas un documentaire à charge. Je veux vraiment montrer une trajectoire sociale. Il faut savoir que derrière un produit célèbre, il y a toujours des histoires d’hommes et de femmes.

Ce documentaire a été réalisé avec une société de production qui s’appelle Bascanal, ainsi que le CNC et la région Rhône-Alpes.
 
Des projets pour la suite ?
Ah ben il faut !! (Rires !)

Tout d’abord je travaille avec 3 agences de communication et j’ai 3 projets de documentaires ! Ils aborderont à la fois l’histoire et le patrimoine. Il y en aura un qui abordera notamment l’histoire politique des pays de Savoie et un autre sur la montagne. Mais voilà, je n’en dis pas plus ! 
 
Un conseil  aux étudiants de l’EFAP ?
 PROFITEZ !!!  A la fois de ces instants de jeunesse mais aussi du cadre proposé par l’EFAP : cette synthèse entre le savoir et la pratique.
Alors je le répète : PROFITEZ , PROFITEZ, PROFITEZ !

Pour en savoir plus :
une histoire attachante : www.bascanal.fr
Page facebook

Nicolas Truffet Tél : 06 86 58 89 29


Propos recueillis par Laura BLOUIN, étudiante en EFAP 2