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Aude Clément, diplômée en 2005, travaille aujourd’hui en tant qu’attachée de presse chez Pen Duick, premier organisateur de courses nautiques.



Bonjour Aude, pourquoi avoir choisi de faire de la communication et pourquoi à l’EFAP ?
En Terminale, je ne savais pas vers quelles études je voulais me tourner. J’ai été au CIO près de chez moi et j’ai fait leurs tests. Il s’est avéré que les tendances qui ressortaient le plus étaient : « Arts du spectacle et Communication ». Je faisais déjà du théâtre en amateur. Je me suis donc renseignée sur les métiers de la communication et je ne savais pas qu’il existait une telle diversité de métiers dans un secteur d’activité. J’ai toujours aimé le contact avec les gens, être au cœur de l’action et je trouvais pour une fois une utilité pour « ma tchatche naturelle ».
J’ai choisi l’EFAP, car c’était l’école la plus connue après le Celsa (qui venait de changer son processus d’admission l’année de mon Bac. Il fallait un Bac +2 pour passer les concours). Comme les réseaux sont les atouts les plus importants dans la communication, autant bien commencer !

Qu’est-ce qui vous a le plus plût pendant vos années efapiennes ?
La possibilité de faire des stages dans différents domaines et de pouvoir choisir vers quelle spécialité me tourner, une fois diplômée.

Quels sont les stages que vous avez effectué ? Qu’en retenez-vous ?
J’ai effectué des stages dans les relations presse et l’événementiel. Certains m’ont énormément appris et je n’ai pas hésité à les mettre en avant sur mon CV pendant longtemps. J’ai acquis de l’expérience qui m’est toujours utile aujourd’hui dans certaines situations professionnelles délicates.
Par exemple, j’ai fait mon stage de fin d’études au service de presse du Groupe Accor. Il fallait en permanence être réactif, anticiper, contrôler l’information à diffuser. Le tsunami en Thaïlande a eu lieu quand j’y étais, 3 hôtels étaient sous l’eau et rien n’avait été prévu en terme de communication de crise (ils ont eu 500 morts au total) et c’était en pleine vacances de Noël, tout le monde était en vacances sauf quelques dirigeants et les CDD et les stagiaires… Grande expérience, très éprouvante…

Quel a été votre parcours après l’obtention de votre diplôme ?
Je suis partie à Sydney pendant 2 ans et demi où j’ai fait un Master de management d’événements à UTS (University of Technology, Sydney). Je suis rentrée en avril 2008 et depuis j’ai travaillé chez Alice Evénements (événement pour la SNCF), GBC Conseil (Agence de RP spécialisée dans le high-tech), Fondation Raoul Follereau (chargée de com sur une comédie musicale) et enfin, depuis mars, Pen Duick.

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Que faites-vous aujourd’hui ?
Je suis attachée de presse chez Pen Duick qui est le 1er organisateur de courses nautiques.

Quelles missions et responsabilités vous sont confiées ?
Les relations avec la presse, obtenir un maximum de couverture médiatique sur les courses organisées.

Vous êtes actuellement en pleine course, comment ça se passe ?
Ca se passe plutôt bien, nous avons des retombées dans toutes sortes de supports (Figaro, France Info, France TV, Canal+, etc. Déjà plus de 1000 retombées, tous supports confondus et l’arrivée est prévue pour le 11/05, il parait que les retombées explosent aux arrivées…).
Il faut être à 300% en permanence, ne pas compter ses heures, car les nuits sont courtes et les jours de repos quasi inexistants (par exemple en ce moment, avec certains de mes collègues nous sommes au PC Presse à partir de 5h…)  Mais, quand on aime on ne compte pas…

Avez-vous des projets pour le futur ? un rêve à réaliser ?
Prochaine course : Route du Rhum en Novembre et Salon Nautique en Décembre. Mon CDD s’arrête en décembre, donc j’espère qu’il sera transformé en CDI et que je puisse enfin arrêter de passer de CDD en CDD ou de licenciement économique en CDD wink. Plus sérieusement, j’essayais depuis des années d’aller dans l’événementiel sportif, j’ai toujours aimé la voile, donc je suis ravie. C’est un milieu ou aucune faute n’est permise, donc je m’accroche dur !

D’après vous, quels sont les défauts qui ne pardonnent pas lorsque l’on est attachée de presse ?
Le manque de sociabilité, de mémoire, d’anticipation des désirs des journalistes, l’orthographe, la flemmardise, la peur du téléphone. Ce qui n’est pas un cliché, c’est qu’une attachée de presse doit toujours avoir le sourire (tout le monde il est beau tout le monde il est gentil, le contraire ne sera pas pardonné), être disponible, réactive et avoir réponse à tout !

Propos recueillis par Lucile DOUCHIN, EFAP 1


EFAP, l’école des métiers de la communication