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T’es sur Facebook toi ?

Petite histoire du phénomène

T’es pas sur facebook toi ? mais dis-moi t’es pas sur facebook ?
Combien de fois ai-je entendu cette phrase avant enfin de me résoudre à rejoindre la communauté “FACEBOOK”.

Il faut dire qu’un jour, moi qui suis pourtant une fervente supportrice de Myspace, je me suis vraiment sentie obligée. Ne pas être sur facebook par les temps qui courent, c’est un peu comme un crime de lèse-majesté moderne. C’est s’exclure d’une formidable communauté brassant un nombre improbable de personnes tant par leur diversité que par leur nombre.

C’est vraiment ce qui m’a le plus frappé en découvrant facebook, j’y ai retrouvé des amis, des connaissances, des copains de collège, d’école maternelle, des « myspace friends » et encore plein d’autres personnes que je n’aurais jamais imaginé sur un site communautaire et qui il y a encore quelques temps se représentaient Myspace comme étant une sorte de pseudo site de rencontre. Bref, facebook a vraiment démocratisé l’idée d’une communauté virtuelle.

Et pourtant, au départ, facebook était plutôt un cercle très fermé. Le site est créé en 2004 par Mark Zuckerberg et il est le réseau social fermé des étudiants d’Harvard. Petit à petit, il s’ouvre aux autres universités, puis aux jeunes diplômés etc…
Le 24 mai 2007, le site est ouvert au grand public et là, la folie est lancée ! En seulement 6 mois, facebook va devenir le roi de la communauté virtuelle, et détrôner Myspace à toute vitesse.

Contrairement à Myspace, qui était clairement destiné à la communauté musicale et artistique par extension, facebook avec son esthétique simple et épurée a su séduire une très grande variété d’utilisateurs. D’autant plus que le site est en perpétuelle ébullition en proposant sans cesse de nouvelles applications et de nouveaux groupes du plus sérieux aux plus farfelus. Et, je dois avouer, qu’il existe un plaisir régressif non négligeable à appartenir à des groupes comme ’je me pavane, ‘je comprends rien ici retournons sur Myspace’, ‘le groupe de ceux qui ne boivent leurs sodas qu’à la bouteille’, ou encore ‘everythink is better with peanut butter’.

Et j’en passe, je pense vraiment que tout le monde peut trouver un groupe qui l’amuse ou dans lequel il se reconnaît en partant de ma petite cousine de 13 ans jusqu’à ma grand-mère dont je ne vous dévoilerai pas l’âge évidemment. A cela, on doit ajouter toutes les applications qui permettent d ‘échanger de la musique, des images, de tester sa personnalité ou de comparer, ses goûts… ça semble parfois sans limite. Sur facebook, on peut être un vampire, on peut découvrir de quelle héroïne de “Sex and the city” ou de quelle princesse Disney, on est la plus proche, on peut savoir qui aime les mêmes films, la même musique, la même couleur, qui aime qui, qui flirte avec qui, qui est plus le petit ami de bidule, ou qui a rompu avec machin.

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Sur ce point là, assez rapidement on sent que le bas blesse, comme on dit, ou du moins on commence à ressentir une certaine gène.
Alors bien sûr vous me direz on est pas obligé de participer, ni de lire les informations concernant nos congénères facebookiens. Mais bon, on se laisse facilement avoir, et la curiosité aidant…Pour tous ceux qui n’appartiendraient pas encore au monde merveilleux de facebook, je vous fais un rapide résumé, tous les jours sur votre page apparaît un historique (ou mini-feed) de tout ce qui passe dans la vie de vos amis. Hier votre copine Philippine a adhéré au groupe militant pour la canonisation immédiate de Fred Chichin, ou votre copine Agathe prend le même avion que vous vendredi soir, elle a très peur des trous d’air et va prendre du Xanax pour ce calmer. Et oui, je ne pense pas que votre copine Agathe a réalisé que vous pourriez lire toute sa conversation en écrivant ces mots sur la page son cousin Constant.

Alors là, je vous présente des cas sans grande importance c’est vrai, mais de plus en plus d’histoires circulent sur le net concernant les conséquences de cette surexposition de la vie privée que l’on met soi-même en scène. Une petite anecdote rencontré sur Internet : un jeune stagiaire de l’Anglo Irish Bank, Kevin Colvin, prévient le 31 octobre 2007 de son absence le lendemain pour raison familiale. Le lendemain il reçoit un message de son patron : « Merci de nous avoir prévenu, j’espère que tout va bien. (sympa la robe) » accompagné d’une photo de Kevin fêtant Halloween, déguisé en fée. Son patron avait trouvé la photo sur facebook.
Cela va encore plus loin, la grande majorité des recruteurs avoue faire une recherche sur Internet concernant leurs candidats, et nombre d’entre eux rejettent une candidature après cette anodine recherche. Car avec le peu d’intimité offert par le site, on retrouve très facilement tout ce que l’on veut savoir ou pas d’ailleurs. Moi-même -qui il n’y a pas si longtemps- cherchais à me renseigner sur un charmant inconnu, en un coup souris ai tout découvert de sa vie, x est hétéro, x est célibataire, x aime bien aller chez Ladurée, les films de Tarantino, bla, bla, bla…Un peu étrange tout de même.

Un autre problème agite en ce moment la vie des facebookiens, l’utilisation commerciale de leur vie privée.
Marck Zuckerberg le président du phénomène semble bien décidé à profiter de cette aubaine en transformant le site en plateforme publicitaire géante.
Pour preuve le site avait lancé, il y a quelques semaines, une nouvelle application « Beacon » : lorsque un membre achetait un produit sur un site marchand partenaire, l’ensemble de ses amis devait recevoir un message relatant son achat. Quelque peu intrusif n’est-ce pas ? .
Face à la gronde des internautes, pétitions et témoignages à l’appui (comme ce jeune-homme qui apprit par le site ce que sa petite amie lui avait acheté pour Noël) le site a fait machine arrière toute voile dehors rendant l’application optionnelle, et avec excuses de Marc Zuckerberg, à l’appui.

Alors au final facebook phénomène d’un jour ou fait pour durer ?
L’affluence sur le site va forcément engendrer la naissance d’une kyrielle de descendants, voleront ils son trône au roi ? D’autant plus que l’on entend de plus en plus parler d’un nouveau concept de vie en ligne beaucoup plus radical : Second Life. Sur Second Life, l’internaute se crée un avatar qui évolue dans un monde virtuel 3D, à l’instar de la vraie vie lui permettant ainsi de réaliser tous ses fantasmes. Une seconde vie en ligne, une vie rêvée, déjà envahit par les annonceurs, ça fait peur non ?

Enfin, je vous dis ça, mais je me laisserai sûrement rapidement tenter…

Francesca PARISE, M2 en Communication et management d’événements

Publié le 20/12/2007

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François Parrot, agence Côte Ouest

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