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Sylvain - Montpellier Handball

Diplômé en 1998, c’est dans le milieu du sport que Sylvain voulait se voir évoluer. Il est aujourd’hui directeur de développement au Montpellier Handball.

C’est dans le milieu du sport que Sylvain voulait se voir évoluer. Il est aujourd’hui directeur de développement au Montpellier Handball. Epanoui et motivé, il nous raconte son aventure sportive.

Bonjour Sylvain, qu’est-ce qui vous a donné l’envie de faire des études de communication ?
Mon objectif a toujours été d’évoluer dans le monde du sport business. Des études de communication ou de marketing s’imposaient comme une évidence. La filière « communication d’entreprises » proposée par l’EFAP Lille proposait des études à mi-chemin entre communication et marketing. La double compétence m’intéressait. Et elle me sert beaucoup aujourd’hui.

Qu’est-ce qui vous le plus plu à l’EFAP ?
Le système universitaire n’était pas fait pour moi. J’ai fini major de promotion durant les trois années de mon cursus à l’EFAP. J’avais besoin d’être au plus près du monde professionnel, tout en me construisant un bagage de « savoir théorique » en communication et marketing.
Les cours sont dispensés par des professionnels. Les études de cas sont concretes avec des problématiques réelles. Le cursus laisse une large place aux stages en entreprise. C’est cette connexion au monde professionnel que j’ai le plus apprécié.

Quel genre d’étudiant étiez-vous ?
Un peu atypique peut-être. J’étais sous doute à la fois un des plus gros travailleur de ma promo, mais aussi un de ceux qui profitait le plus des sorties et de la vie étudiante Lilloise…

Racontez-nous votre parcours après l’obtention du diplôme.

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Mon parcours pro a commencé un peu avant l’obtention de mon diplôme à vrai dire. On m’ a proposé un job avant d’être diplômé. J’étais en stage de fin d’étude chez Décathlon au service marketing. Et ils m’ont proposé de m’embaucher en tant qu’assistant marketing dès que je serai diplômé. Une semaine après avoir reçu mon diplôme des mains de Monsieur Patrick De Carolis, parrain de notre promo, j’étais dans mon bureau chez Décathlon où je suis resté un peu plus d’un an.
J’y suis resté le temps de faire mes armes et de me rendre compte que la grande distribution serait une école parfaite… mais pas ma voie définitive. J’ai alors cherché à travailler dans le milieu sportif . J’ai trouvé l’opportunité de rejoindre la Fédération Française d’Athlétisme.

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Je suis resté deux ans au service marketing de la FFA. Deux années très intenses et passionnantes. Quand le président Philippe LAMBLIN a quitté la tête de la FFA, l’ensemble de l’équipe marketing a rapidement fait le choix de partir vers d’autres cieux. Le projet était devenu nettement moins excitant.
J’ai rebondi au Montpellier Handball en tant que « responsable partenariat » d’un petit club de sport collectif à l’époque. C’était un pari pour moi. Je leur ai dit « Ok, je baisse mon salaire de 450€net par mois. Mais on fait le point dans un an. Et vous verrez, vous m’augmenterez de 750€… » J’ai trouvé le projet génial, avec tellement de potentiel. Dix ans plus tard presque, j’y suis toujours. Je dirige le secteur extra sportif du club soit une équipe de 7 salariés. C’est une histoire assez géniale.

Quelle fonction occupez-vous aujourd’hui ?
Je suis Directeur du Développement. Je m’occupe de toute la partie non sportive du club. Je dirige deux personnes au marketing B to B (collectivités et partenariat), un autre au marketing B to C (ticketing et merchandising). un responsable administratif, un responsable de communication, une comptable et une chargée logistique.

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Comment avez-vous obtenu ce travail ?
C’est assez amusant. J’ai envoyé une candidature spontanée au Montpellier Handball à l’époque. Ne sachant pas du tout qu’ils cherchaient quelqu’un. Je postulais pour un poste de responsable marketing. Le manager général m’a convoqué lors d’un match de l’Equipe de France de handball à Bercy. Au bout de cinq minutes d’entretien, je me suis aperçu que le manager général était persuadé que je répondais à une annonce qu’il avait passé dans la presse montpelliéraine quelques semaines plutôt. Comme quoi, les candidatures spontanées, ça fonctionne.

Travailler dans le sport, et plus particulièrement le handball était une ambition ?
Dans le handball, pas particulièrement. Mais dans le sport cela a toujours été mon objectif. Je ne voulais pas faire des études dans les filières « management du sport » et autres. Je trouvais cela trop restrictif. J’ai fait l’EFAP en me disant que je pourrais travailler dans le sport business si tout se passait bien ou rebondir dans la communication en entreprise.

Quel est le rôle d’un directeur de développement dans un club de handball ?
A Montpellier, mon rôle concerne le développement de l’économie du club et plus particulièrement les ressources « hors collectivités ». Je gère les marchés et les subventions des collectivités. Je m’applique surtout à manager l’équipe pour développer notre budget autour du partenariat, du ticketing, du merchandising, etc. On va dire que ça, c’est mon rôle premier.
L’autre, c’est d’assurer la gestion administrative du club. Son fonctionnement en quelque sorte. L’administratif, la comptabilité, etc… Ce n’est pas forcément ce que je préfère d’ailleurs !!

L’équipe de Montpellier a remporté de nombreuses coupes, comment faites-vous pour maintenir un tel niveau de jeu?
Là, on sort un peu de mon domaine de compétence pour ce qui est du sportif. Mais je peux quand même dire que nous avons été les pionniers dans la formation au haut niveau. Nous avons été le 1er club en France à croire en la formation. Et en parallèle, je pense qu’on a pris le train de la professionnalisation et du développement économique plusieurs années avant tous les autres clubs en France. On a un temps d’avance sur le savoir faire et sur le plan budgétaire. Et le handball est un sport ou le « classement des budgets » est souvent proche du « classement sportif ». Maintenant, on tente de concurrencer les plus grands clubs européens. C’est une autre histoire.

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Avez-vous un rêve à réaliser au cours de votre carrière ?
J’ai compris une chose importante en 2003 :
On gagne la Ligue des Champions cette année là. On était trois salariés au club. J’avais 27 ans à peine. Et on a bossé comme des forcenés pendant des mois. A chaque fois qu’on passait un tour dans la compétition, on remontait des événementiels plus importants et plus ambitieux qu’au tour précédent. Avec à chaque fois 15 jours de délais entre chaque.
Le jour de la finale, je pilotais l’organisation simultanée du match dans notre palais des sports, avec des concerts, des animations, le protocole de la remise du titre, etc. Et dans le même temps, il y avait une retransmission sur écran géant, place de la comédie, avec plus de 10 000 personnes, un concert également, des animations événementielles, etc. J’organisais mon salon VIP d’après match dans l’Opéra, place de la comédie toujours. Pour que tous mes VIP rejoignent les 10 000 personnes au centre ville. On présente la Coupe d’Europe au public. Bref, tout est énorme ! La soirée se termine. Et j’ai un gros coup de blues. Un coup de « tout ça pour ça ». C’est vrai que la poussée d’adrénaline est énorme dans les temps qui suivent la victoire. Mais je me suis rendu compte avec le recul que, le plus extraordinaire, a été toutes ces semaines précédentes : tous les projets, les événements réalisés, etc.
Depuis, je crois que le plus passionnant à vivre, c’est le parcours, le fait de construire quelque chose. La victoire, c’est quelque chose de très éphémère. Donc je ne fixe par vraiment de « rêve à atteindre » ou de chose de ce genre.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui se destinent à travailler dans le domaine sportif ?
Si on entend par « domaine sportif », le monde des clubs, des organisateurs d’événements. Le conseil, ce serait peut-être de trouver un projet passionnant à construire justement. La difficulté, c’est que ces projets là ne sont pas toujours des plus rémunérateurs. Il faut essayer de savoir si on cherche d’abord un job ou une rémunération !

Propos recueillis par Lucile DOUCHIN, EFAP 1
EFAP, l’école des métiers de la communication

Publié le 18/05/2010

Valérie Montéagudo - GAGA Golf

Benjamin chez Publicis Dialog

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