S'inscrire
en ligne
Demander une documentation Nous
contacter

Accueil > Actualités de l'efap > Stage en terre inconnue

Stage en terre inconnue

Rencontre avec Lucie Dupiellet, étudiante en quatrième année, de retour d’un stage inoubliable au Mali.

Rencontre avec Lucie Dupiellet, étudiante en quatrième année, de retour d’un stage inoubliable au Mali.Comment est venue l’idée de partir au Mali ?

Avant mon intégration en troisième année à l’EFAP Bordeaux, j’ai étudié la géographie pendant trois ans. J’ai conservé de ces études un fort attrait pour l’étude des civilisations, des peuples et de leurs cultures. Ainsi, mon Mémoire de fin d’études porte sur la communication touareg traditionnelle à moderne. J’ai intégré dans mon Mémoire un volet sur l’éducation car on ne peut dissocier la communication de l’éducation.
Dernièrement, l’un de mes amis est parti au Mali pour étudier la civilisation malienne. De plus, lors de mes études de géographie, j’ai eu l’occasion de rencontrer un professeur d’ethnologie, spécialiste des Touaregs. Ce dernier m’a présenté Moussa Ag Assarid, un écrivain, journaliste, conteur et comédien touareg. Lors de ma rencontre avec cet intellectuel malien, président de l’association ENNOR, j’ai découvert la mission de l’Ecole des sables.
Dans le cadre de mon Mémoire, je souhaitais réellement découvrir le Mali. Moussa Ag Assarid m’a donc proposé une mission de communication au Ministère de l’Education Nationale à Bamako.

As-tu appréhendé ton départ au Mali avec tous les évènements qui s’y produisent actuellement ?

J’ai évité d’y penser ! Mais mon voyage s’est déroulé quelques semaines avant l’exécution des deux Français. La tension n’était donc pas la même qu’à l’heure actuelle.
Je me suis tout de même renseignée avant mon voyage. Bamako est en zone verte (zone à moindre risque). J’ai ainsi réussi à rassurer mes parents qui étaient très inquiets à l’idée de me voir partir au Mali. Par la suite, j’ai voyagé en zone orange qui comporte plus de risques. Mais c’était insignifiant pour moi… Je devais également me rendre en zone rouge (zone la plus dangereuse) car l’Ecole des sables est située à Taboye, mais finalement cela a été annulé. En cause le danger…

Peux-tu nous présenter rapidement l’Ecole des sables et sa mission principale ?

L’Ecole des Sables a pour principal objectif de participer activement à la scolarisation des enfants touaregs à l’école de Taboye au Mali.
Il est donc nécessaire de récupérer et d’acheminer du matériel pédagogique. Mais aussi de sensibiliser les parents sur l’importance et l’utilité de l’instruction de leurs enfants, participer à l’approfondissement de la formation du seul enseignant de cette école (Ibrahim Ag Assarid), former d’autres instituteurs. Et enfin d’apporter toute aide susceptible d’améliorer les conditions de vie des jeunes à l’internat.
Il est également possible de parrainer un enfant : http://ecoledessables.free.fr/

Comment s’est passée ton acclimatation là-bas ?

Très bien ! J’ai l’habitude de voyager, c’est une passion depuis toujours. De plus, les Maliens m’ont réservé un formidable accueil. Ils ont un vrai savoir-vivre : pour eux, tout problème a une solution.

Peux-tu nous décrire ta mission de stage ?

Mon stage avait lieu au Ministère de l’Education malienne à Bamako. Ma mission été complexe : visiter les lycées et collèges de Bamako et établir des statistiques diverses. Ainsi j’ai rencontré des élèves, des proviseurs…

Qu’as-tu le plus aimé lors de cette mission ?

L’aspect humain, le contact avec les Maliens.

Si tu ne devais retenir qu’une seule chose de ce voyage, quelle serait-elle ?

Le soir de Noël, une rencontre inoubliable avec Fatim, une petite fille pour qui j’ai eu un réel coup de cœur.

Quel a été ton quotidien au Mali ?

Mon voyage s’est divisé en trois parties.
D’abord mon séjour à Bamako du 19 au 23 décembre 2010. J’étais en stage au Ministère et mon quotidien était studieux et intense.
Par la suite, je suis partie 5 jours en trek. C’était un voyage “pur et dur”. J’ai fait du tourisme, des excursions, des rencontres extraordinaires.
Pour finir, je suis revenue à Bamako pour trois jours où j’ai profité de ma vie là-bas et des amis que je m’étais faits.

As-tu une anecdote à nous raconter ?

Le soir de Noël, je suis partie en Pays Dogon. Notre guide nous a organisé une soirée typique dans un village Dogon. Toutes les femmes du village portaient des vêtements traditionnels, les enfants étaient joyeux. Dans ce village, les habitants ne sont pas catholiques mais animistes. Ils ne fêtaient donc pas réellement Noël. Nous avons dansé, ri, pleuré… j’étais dans un autre monde ! C’est lors de cette soirée que j’ai rencontré Fatim, la petite fille qui m’a tant marquée.
Il est difficile de décrire ce que j’ai ressenti durant ce Noël hors du commun. Pendant quelques instants, je me suis sentie malienne !
Par la suite, j’ai été hébergée chez des Touaregs. Une immersion extraordinaire qui m’a beaucoup aidée pour la rédaction de mon Mémoire de fin d’études.

Pour conclure, c’est ta dernière année à l’EFAP Bordeaux. Quel est ton projet pour l’année prochaine ?

Je souhaiterais poursuivre mes études : un Master 2 dans la production, l’audiovisuel. Lors de mon expérience inoubliable au Mali, je suis partie avec une caméra. J’ai filmé certaines séquences de mon voyage. Un début de documentaire peut-être…

Idoya Grzimek – EFAP 3
EFAP, l’école des métiers de la communication

Publié le 12/01/2011

Juliette chez Côte Ouest

La création astucieuse de Caroline CROON

Téléchargez une documentation

Sélectionnez les documents de votre choix :

La Plaquette Grande Ecole est identique pour tous les campus; il en est de même pour la Plaquette Admission parallèle