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Sophie Eclercy - Attachée de presse

Rencontre avec une attachée de presse Free lance - EFAP Lyon promotion 1990.

Rencontre avec Sophie Eclercy, ancienne élève de l’EFAP Lyon (Promotion 1990) et intervenante en EFAP 2.
 
Bonjour Sophie, quelques mots sur votre parcours et votre situation professionnelle actuelle ?

Il y 5 ans, j’ai quitté l’Opéra de Lyon où j’étais Responsable du Service Presse, afin de me mettre à mon compte. Aujourd’hui je suis en profession libérale en tant qu’Attachée de presse.
Mon volet de clientèle est constitué principalement de compagnies et d’institutions qui sont dans le domaine artistique.

Je m’occupe de temps en temps, d’autre chose comme le “salon du randonneur”, qui n’a rien de culturel mais qui s’approche tout de même dans l’état d’esprit et dans la façon de présenter les choses vis-à-vis de la presse.
 
Une journée type de votre emploi du temps ?
Il n’y en a pas ! La caractéristique et l’un des atouts d’être à son compte est la liberté ! Cela n’exclut pas les problèmes liés à l’emploi du temps et aux dates pour rendre mon travail, mais je n’ai vraiment pas de journée type. Je peux peut-être parler de semaine type, et encore ! Mon activité est liée à celle de mes clients. Quand je travaille sur des festivals, qui ont lieu l’été, j’ai plus de travail maintenant (Mars) qu’au début de l’hiver.

Mon boulot se renforce pendant certaines périodes. A ce moment-là, une journée type c’est : Me lever, regarder mes mails, les trier selon l’urgence, participer à un certain nombre de manifestations, de déjeuners avec la presse ou mes clients. J’ai bien sûr un travail de rédaction et de relance téléphonique comme toutes les attachées de presse. Comme je suis à mon compte, j’ai aussi un petit travail administratif.
 
D’où vous est venue l’envie d’être en free-lance ?
Quand j’étais petite, c’est-à-dire étudiante (Rires), j’ai toujours eu l’idée d’avoir ma société. Je ne savais ni quand, ni sous quelle forme. Je ne me sentais pas suffisamment « costaude » et mûre pour avoir une entreprise. Au fil des postes, mon envie a grandie avec moi et pour des raisons personnelles et pratiques je ne l’ai jamais fait.

Suite à mon départ de l’Opéra de Lyon (où la dernière année s’était très mal passée), je me suis rendu compte que j’avais un réseau important. Des gens avec qui j’avais travaillé avaient besoin d’une attachée de presse et m’ont demandé de travailler avec eux. Cela s’est fait comme ça. Il a fallu que je me trouve un statut, et je suis donc devenue attachée de presse indépendante. J’ai la chance d’être dans une niche. Il y a très peu d’attachés de presse spécialisés dans la culture, j’ai donc réellement pu trouver ma place.
 
Quelle matière enseignez-vous à l’EFAP Lyon et à quelle classe ?
J’enseigne les relations presse et relations publiques en Efap 2. Il ne s’agit pas d’un cours magistral mais d’un TP d’1h30 où les élèves appliquent le cours sur des cas réels.
 
En quoi pensez-vous que l’EFAP Lyon se démarque des écoles concurrentes ?
A mon époque (1990), ce qui m’a séduite, c’était le côté pragmatique de cette école (avec un très grand nombre de stages). Depuis peu, des écoles concurrentes en proposent mais je pense que l’EFAP se démarque encore par le fait que les cours soient donnés par des intervenants professionnels. Ils partagent une expérience liée au domaine professionnel mais surtout à la vraie vie.

C’est vraiment la marque de fabrique de l’EFAP Lyon. Autrement, le second point fort de l’école, c’est son réseau. C’est très important ! Chacun se le forge au fil des années et ce réseau est créé grâce au sérieux, au caractère et à l’approche des gens. Après, tout se passe tout seul. Ceci l’EFAP Lyon l’a compris et l’apporte beaucoup aux étudiants.
 
Comment définissez-vous l’importance des relations presse pour une entreprise ?
C’est en pleine évolution, je crois ! Dans la tête des entreprises (je vais schématiser un peu !), c’est quelque chose de très important car ils s’imaginent qu’ils vont faire des économies.

Au lieu d’avoir un budget de communication et de publicité, ils vont utiliser la presse pour faire leur propre promotion. Cela vient complètement en contradiction avec le journaliste, qui lui est là pour informer, mais sûrement pas pour faire de la publicité. Si vous avez un nouveau produit ou une nouvelle information qui intéresse les lecteurs, il la traitera mais ne fera pas de publicité. C’est très difficile de faire entendre ça aux entreprises.

En revanche, je suis convaincue que ça vient en complément des autres démarches de communication. Les relations presse s’intègrent dans une stratégie de communication globale. C’est un réel soutient. A partir de là, il y a toujours un type de presse, intéressé par votre type d’information.

Je pense qu’en période de crise, comme en ce moment où l’on coupe les budgets en communication, il s’agit d’une très grosse erreur. Pour moi, il faut l’adapter à cette crise. On peut oublier les soirées à paillettes (Rires), mais « communiquer positif » : montrer ce qui marche bien et les solutions que l’on a sous la main. Il faut faire savoir que l’on peut imaginer autre chose.
 
Un conseil aux étudiants ?
Il faut être honnête avec soi-même et humble. Je pense que beaucoup d’étudiants ne le sont pas assez. C’est un gros programme mais cela nous permet de trouver notre voie ! De cette façon, on a plus de chances d’être heureux. Sinon, je dirais qu’il faut apprendre à adapter toutes les circonstances à soi-même.
 
propos recueillis par Laura BLOUIN, étudiante en EFAP2
EFAP, l’école des métiers de la communication

Publié le 22/04/2010

Centen’Air 2010

Stéphanie Porcheret, Directrice de Papiers de Soi

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