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Mémoire sur le PCF

Dossier EFAP & Vie Politique, interview de Solène Björnson-Langen, qui a rédigé son mémoire de fin d'étude sur "Le PCF dans les élections de 2007"

Dossier EFAP & Vie Politique, interview de Solène Björnson-Langen, qui a rédigé son mémoire de fin d’étude sur “Le PCF dans les élections de 2007”Laurette SALIN : Votre sujet de mémoire est “Le PCF dans les élections de 2007”. Pouvez-vous nous le présenter brièvement ?
Solène BJÖRNSON-LANGEN :
A vrai dire mon sujet était davantage porté sur Marie-George Buffet dans la campagne présidentielle 2007. Il traite à la fois du Parti Communiste Français (PCF), de son histoire, parfois trop lourde, de la communication politique dans son ensemble, mais surtout de comment Marie-George Buffet, soutenue par le PCF, a bâti, a subi cette campagne présidentielle : quelles ont été ses relations avec les médias, la manière dont elle communiquait, dont elle militait, etc. Réussir à élaborer un constat a été très difficile, je ne suis même pas certaine d’y être arrivée.
Malgré ses 140 000 adhérents (soit le 3ème parti de France), les moyens de communication ne sont pas les mêmes que dans des partis plus importants, tels l’UMP ou le PS… Et encore une fois, il a fallu faire avec…

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L.S : Les élèves choisissent eux-mêmes leur sujet. Qu’est-ce qui vous a poussé à étudier la stratégie de communication d’un parti politique ?
S.BL :
J’ai toujours été passionnée de politique, depuis que je suis toute petite… Certainement, l’influence familiale a joué. Ajoutez à cela le fait que j’étudie la communication et vous trouverez pourquoi j’en suis arrivée là.

Les opinions politiques sont une chose mais la curiosité de voir l’envers du décor, je crois, est plus forte encore :
- Comment se négocient les passages médias ?
- Comment se décide le matériel de communication (affiches, slogans, mots d’ordre, etc…) ?
- Quels en sont les choix stratégiques ?
Tout cela est passionnant.

Le plus difficile finalement c’est d’accepter son échec ou sa réussite, d’accepter que vous aussi, par le travail que vous avez fourni, vous ayez votre part de responsabilité.

L.S : Et pourquoi avoir choisi le PCF, et non pas un autre grand parti politique?
S.BL :
C’est une question qui suscite beaucoup d’interrogations dans mon entourage. En réalité, c’est assez logique : travailler dans un autre grand parti politique aurait été beaucoup moins intéressant. Lorsque je partais sur des initiatives avec Marie-George Buffet, il m’arrivait de croiser les attachés de presse du PS ou de François Hollande : leur bureau de presse était composé d’une quinzaine de personnes, au PCF, nous étions 3 !
Alors bien sûr, les moyens ne sont pas les mêmes, mais votre responsabilité, votre mission à vous est bien plus importante. Professionnellement, c’est bien plus enrichissant.

L.S : Plus généralement, qu’est-ce qui vous attire dans le monde de la politique ?
S.BL :
La politique, c’est ce qui nous régit, c’est un combat permanent, c’est savoir dans quelle société nous voulons vivre et se battre pour l’avoir. C’est exactement cela qui m’attire et mon expérience au PCF est une étape importante dans ce combat.

L.S : Quelles sont vos envies professionnelles ? Travailler dans une institution, ou alors un parti politique ?
S.BL :
Ce qui est certain, c’est qu’aujourd’hui j’ai vraiment envie de travailler dans le domaine public, apporter mes compétences pour faire fonctionner cette société.
Soit dans une institution publique : au Parlement comme attachée parlementaire, comme chargée de mission dans un ministère (à plus long terme), comme communicante dans une Mairie ou un Conseil Général, Régional… Soit dans un parti politique : à la communication, aux relations presse… Et pourquoi pas, un jour, prendre des responsabilités politiques…

L.S : Un conseil à donner à tous les étudiants qui se lancent dans l’élaboration d’un mémoire sur la politique et la communication ?
S.BL :
J’ai eu la chance que les élections présidentielles et législatives tombent l’année de mon mémoire, j’ai donc pu exploiter au maximum cette actualité pour en faire mon sujet de prédilection.
Le plus important c’est de choisir un sujet qui vous tient à coeur, un sujet qui vous passionne, un sujet pour lequel vous voulez vraiment apporter une réponse.
Lorsque j’ai rédigé puis soutenu mon mémoire, jusqu’au bout j’ai eu peur de ne pas être totalement impartiale. Ma crainte la plus grande était que l’on fasse la confusion entre militantisme et travail personnel. J’ai travaillé au PCF pendant 18 mois… Et à force, on prend des réflexes politiques qu’il ne faut pas prendre lorsque l’on soutient son mémoire devant un jury dont on ne connaît pas les opinions politiques.
Le plus important c’est de faire ce que l’on a envie de faire!

Pour lire tous les autres articles du dossier, c’est ici http://www.efap.com/...

Publié le 01/06/2007

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Pauline CAILLAT

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