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Michelle KAMAR, free lance

Interview de Michelle Kamar, ancienne Efapienne (Promo 97) aux multiples facettes : Ancienne attachée de presse, professeur à l'EFAP Paris, directrice de mémoire de fin d'année, consultante en free-lance, ...

Interview de Michelle Kamar, ancienne Efapienne (Promo 97) aux multiples facettes : Ancienne attachée de presse, professeur à l’EFAP Paris, directrice de mémoire de fin d’année, consultante en free-lance, ...Laurette SALIN : En quelle année es-tu sortie de l’EFAP, et quels souvenirs gardes-tu de cette école ?
Michelle KAMAR :
Je suis sortie de l’EFAP Paris en 1997. J’étais dans la filière Média (aujourd’hui Agence). Je garde un pur souvenir de l’école ! Je sortais de 3 ans de Fac de Droit, un peu assombrie par le système universitaire. Puis me voilà débarquant dans cette école de communication, avec des profs accessibles, des cours intéressants traitant de l’actualité, des étudiants de tous horizons. J’ai fait des rencontres déterminantes pour ma vie professionnelle lors de mes stages. Je ne me rendais pas compte alors à quel point cette école allait m’ouvrir des portes.
Une vraie bombe à retardement jusqu’à aujourd’hui !

L.S : Avant de te lancer dans la communication, tu as fait des études de droit. Parles-nous un peu de ton parcours, et explique nous les raisons de ce changement de programme universitaire.
M.K :
Mon bac en poche, je ne savais pas trop quoi faire… Mes parents voyaient en moi la future Anne Sinclair et moi je me voyais plutôt future guitariste de hard rock ! Je te la fais courte, mon père est avocat, mon frère aussi…
Je m’inscris donc en Fac de Droit sans grande conviction. Une première année, puis une deuxième première année… Puis la deuxième année et je décroche le DEUG à 20 ans. Mais au moment de m’inscrire en licence, je suis prise de panique ! Mon frère m’avait prévenu : “Ce que tu fais en fac de droit, c’est ce que tu feras si tu entames une carrière juridique, alors réfléchis bien”. OK, donc ce n’est pas du tout ça que je veux faire.
Une copine me parle de l’EFAP. Je ne savais même pas ce qu’attaché de presse voulait dire ! Un ami étudiant à l’école me dit “Mais viens, tu verras, c’est cool. Y a plein de stages. Tu pourras bosser dans des maisons de couture, des maisons de disque, en agence, tout est possible !”. Un jour, je pousse la porte de l’école et je rencontre l’un des directeurs. L’entretien se passe très bien. Je m’inscris dans la foulée. J’entre directement en 2ème année et sans concours !
J’obtiens mon diplôme de l’EFAP à 22 ans et l’école me propose de participer au concours d’entrée du DESS de Communication Politique et Sociale à Paris I Panthéon-Sorbonne réservé aux étudiants les mieux classés de l’école. Je réussis le concours en classe préparatoire, puis re-concours pour accéder au DESS. Là encore, c’est tout bon. Et j’obtiens le DESS en 1999.

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L.S : Tu donnes actuellement des cours de “conférence de méthode” aux étudiants de l’EFAP, et tu diriges également certains étudiants dans la rédaction de leur mémoire. Qu’est ce qui t’a poussé à revenir travailler dans ton école, et qu’est ce que cette expérience avec les étudiants t’apporte ?
M.K :
Oui, j’enseigne en conférences de méthode, TP de Relations Publiques, je dirige certains ateliers et j’assure la direction de mémoires de fin d’études.
J’ai toujours été très attirée par la profession d’enseignant. Je pense que l’amour de la scène n’y est pas pour rien… Puisque je joue aussi au théâtre.
Alors que j’étais encore étudiante, Antoine Deschamps (Directeur du service des stages de Paris) m’a confié qu’il souhaiterait beaucoup faire appel à moi plus tard pour travailler à l’école, lorsque j’aurai acquis plus d’expérience professionnelle. Il a tenu sa promesse puisque 5 ans après ma sortie de l’EFAP, il me contacte pour me confier un cours de conférence de méthode. C’était un défi à double sens, et pour l’école et pour moi. Forcément, n’ayant jamais enseigné, je ne savais pas ce que ça donnerait. Ce fut une révélation ! Très bon feeling avec les étudiants et véritable coup de foudre de ma part pour l’enseignement.
Ça fait donc maintenant 5 ans, bientôt 6 que je travaille pour l’EFAP. L’expérience avec les étudiants est tellement enrichissante. Ils m’apprennent énormément et me permettent de toujours me remettre en question et d’avancer. Et ça, c’est une force, c’est constructif.
En conférence de méthode, mes cours traitent essentiellement de communication politique : rhétorique audiovisuelle, traitement de l’information par les médias, manipulation/propagande, construction de la réalité par les médias… Tout un programme !

L.S : Peux-tu nous parler de ton parcours professionnel, de tes expériences ?
M.K :
J’ai commencé comme attachée de presse chez Publicis Consultants, département Relations Presse Grande Consommation. Je travaillais essentiellement sur le budget Nescafé. Puis j’ai intégré une agence de Relations Publiques Internationales, Fleishman-Hillard. C’est là que j’ai véritablement appris le métier en travaillant pour des clients du monde entier. J’ai commencé en tant que Consultante Junior, puis Consultante Senior, puis Directrice de clientèle.
Au bout de 3 ans, je suis débauchée par la concurrence et j’intègre l’agence Weber Shandwick en tant que Directeur Conseil. Au bout d’un an et demi de travail intense, je réalise que je suis un peu frustrée de ne pas avoir le temps de m’épanouir artistiquement. Je décide d’abandonner ma carrière en agence…

Je continue aujourd’hui d’exercer le métier de conseil en communication mais en free-lance pour des clients de divers domaines : décoration, économie, mode, musique, etc.

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L.S : Quel est l’intérêt de travailler aujourd’hui en free-lance ? Et quel est précisément ton statut pour les entreprises/agences qui font appel à toi ?
M.K :
Le statut de free me permet de gérer mon temps comme je l’entends. C’est la liberté de faire ce que j’aime et de choisir pour qui je veux travailler ou pas. Grâce à ce statut et à la gestion de mon temps, j’ai pu m’inscrire dans une école de musique pour apprendre la guitare, m’inscrire dans une école de théâtre, et enseigner encore plus à l’EFAP !
Dans le même temps, la chaîne de télévision « Direct 8 » m’a proposé de faire des chroniques dans l’émission du matin animée par Boris Ehrgott. J’ai couvert les élections législatives au Liban durant 3 semaines. Sublime expérience en TV et en direct.
Parallèlement, grâce au théâtre, je participe régulièrement à des castings pour des publicités, films institutionnels, vidéo-clips… Et je joue aussi au théâtre donc ! La dernière pièce que j’ai joué était La Crise de Colline Serrault, adapté au théâtre. Je jouais le rôle de Martine joué par Michèle Larroque dans le film. C’était top !

Plus concrètement, pour me simplifier la tâche et éviter les paperasseries administratives, je me suis inscrite dans une entreprise de portage salarial. Les entreprises/agences qui font appel à mes services versent donc mes honoraires à cette entreprise de portage qui à son tour me verse un salaire. Je n’ai rien à faire et c’est parfait !

L.S : Un conseil à donner aux actuels efapiens ?
M.K :
On a qu’une seule vie. L’essentiel sera de s’être fait plaisir… au bout du compte !

L.S : Et aux futurs efapiens ?
M.K :
Même chose !

Envie de découvrir les agences ?
Publicis Consultants : www.publicis-consultants.com
Fleishman-Hillard : www.fleishman.com
Weber Shandwick : www.webershandwick.fr
Direct 8 : www.direct8.fr

Publié le 21/05/2007

Edouard LEFEBVRE

Emmanuel Vaille

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