S'inscrire
en ligne
Demander une documentation Nous
contacter

Accueil > Actualités de l'efap > OL TV : Maryline Genevrier

OL TV : Maryline Genevrier

Entretien virtuel avec Maryline Genevrier, journaliste et présentatrice sur OL TV.

Entretien avec Maryline Genevrier, 32 ans, journaliste et présentatrice sur OL TV, dont le parcours atypique a attiré toute mon attention.
Rencontre…
Bonjour Maryline, à bientôt 33 ans, tu as un parcours assez rempli derrière toi : France 3 RAA, TLM, Lyon Première, Rhône-Alpes TV, OL TV, correspondante de Tétu…et tout ça sans formation en journalisme… Comment est-ce possible ?
Avec un peu de volonté, de la chance, et beaucoup du travail, c’est possible. D’abord, je n’ai jamais eu de plan de carrière. J’ai suivi le chemin le plus excitant qui se présentait à moi chaque matin, avec comme mot d’ordre d’ouvrir grand les yeux et les oreilles, et d’être curieuse de tout. Au départ, il a fallu manger, donc j’ai travaillé pour manger. Le commerce m’a appris qu’avec le sourire, tout est toujours plus agréable. Je suis partie à l’étranger, humainement ce fut très enrichissant. En rentrant, J’ai tâtonné dans la communication… Evidemment, il ne faut pas être trop difficile, pas refuser les tâches ingrates, ni le bénévolat. C’est très formateur. J’ai toujours considéré qu’entre une activité à priori pas passionnante et pas d’activité du tout, il fallait choisir l’activité pas passionnante. Elle peut vous ouvrir de belles opportunités et surtout elle vous garde en vie…

image

Explique nous ton parcours plus qu’ atypique ?
J’ai eu mon bac C option math puis suis partie en Deug d’Anglais. Deux ou trois mots de vocabulaire de gagnés dans ma besace, et j’ai choisi une réorientation vers le théâtre. A Montréal, j’ai obtenu ma Maîtrise. De retour en France, j’ai arrosé le monde du théâtre et des médias de mon CV avec lettre de motivation spontanée. Classique. Je ne connaissais personne. C’était très compliqué. L’équipe d’Arc-en-Ciel, une radio à l’époque très locale et très associative, m’a proposé un poste d’animatrice… bénévole ! En même temps, j’ai travaillé pour une compagnie de théâtre en tant que chargée de communication et France3 Rhône-Alpes Auvergne m’a auditionnée pour devenir Miss Météo. Tout cela en 1 mois. A la radio, j’ai découvert un métier passionnant, celui de journaliste et j’ai adoré le direct. Mais ce n’était pas ma formation. Je voulais être sur scène, apprendre des textes et les jouer en public, alors tout cela je le vivais encore comme une transition en attendant d’intégrer une compagnie. Mais j’ai rencontré le rédacteur en chef de TLM (Télé Lyon Métropole) qui m’a proposé d’intégrer sa rédaction. Après quelques semaines de réflexion, je me suis finalement lancée… J’ai bien fait ! C’est la chance qui m’a permis de rencontrer les bonnes personnes, mais c’est le travail qui m’a permis d’avancer ensuite. Par rapport à mes collègues sortis d’école de journalisme, j’avais tout à apprendre, et on n’est pas entouré que d’amis. A Lyon, pendant cette période j’assurais parallèlement la correspondante régionale pour le magazine Têtu. Ecrire sur une niche comme l’est l’actu gay a été très constructeur pour moi. J’ai appris à m’adapter aux exigences de la presse nationale tout en restant basée à Lyon. Avec cela, je n’ai pas quitté la radio. Arc-en-Ciel est devenu Lyon 1ère. J’ai assuré la transition vers un format plus professionnel en co-créant une société de production chargée de fabriquer les programmes.

Après cinq années de tout cela, j’avais fait le tour de ce que je voulais apprendre. J’ai quitté Lyon. Mon expérience m’a ouvert les portes de la rédaction de Match Tv à Paris où je travaillais en tant que rédactrice en chef adjointe pour l’émission de Jean-Marc Morandini et Faustine Bollaert. Puis le hasard des rencontres m’a fait revenir à Lyon peu après, pour participer à la création d’OLTV.

Tes années TLM ont elle été décisives ?
Elles m’ont mis le pied à l’étrier. C’est à TLM que la télévision est entrée dans ma vie. J’ai appris mon métier. Alors oui, ça a été décisif. Mais je me rends compte aujourd’hui que tout est décisif. Mon bénévolat à la radio a été décisif. Sans ça je ne serais jamais entrée à TLM. Mon voyage à Montréal a été décisif. Sans lui je n’aurais pas été aussi confiante, aussi entreprenante. Mon expérience à Paris a été décisive pour mon retour à Lyon. Mon initiation au foot sur OLTV sera surement décisif, reste à découvrir pourquoi !

Quelles sont tes meilleurs souvenirs de cette période ?
Les déplacements à l’étranger. J’ai eu la chance de suivre une délégation lyonnaise à New York et Montréal, et de tourner une journée à Auschwitz avec une classe d’enfants. Ce sont des moments privilégiés très plaisant.

image

Aujourd’hui, que fais tu ?
Je pouponne ! Ca fait partie de l’évolution des choses. Il y a un temps ou on donne beaucoup de soi pour se monter un socle professionnel plus ou moins solide, puis vient celui ou on rééquilibre ses engagements. Professionnellement, je suis toujours présentatrice sur OLTV.

Comment se présente une journée type ou une semaine type ?
Pas facile de trouver quelque chose de type dans notre métier. Disons que la semaine j’arrive au bureau entre 9h et 10h. Je mange sur place quand j’ai le temps. Le soir je quitte le studio vers 19-20h. Ca c’est pour une journée de préparation des directs ou d’enregistrement. Pour ce qui est des week-ends, il y a généralement un match de l’équipe pro ou des féminines. Je suis donc souvent en déplacement les samedi et dimanche. L’objectif pour moi est d’être présente sur le terrain lorsque les joueurs arrivent en bus 1h30 avant le coup d’envoi. J’essaie de prendre des infos, de les inviter à venir nous voir dans le bus après la rencontre. Ensuite, je me lance dans mon émission qui dure 3 heures.

Quel est le joueur le plus sympa en interview ? Le pire ?
Celui avec lequel je me sens le plus de facilité, ce serait Juninho. Il s’exprime très bien, il a des idées et un avis assez précis sur le jeu, sur l’équipe ou sur son état de forme. Et le plus agréable, c’est qu’il ne se contente pas de phrases toutes faites. C’est le grand défi de notre travail : réussir à obtenir des réponses nouvelles. Car on a tendance à se répéter un peu… Le pire il n’y en a pas vraiment. Ce sont tous ceux qui n’ont, à un moment donné, pas vraiment envie de dire quoi que ce soit à la presse. Et je peux les comprendre, ils sont sollicités chaque jour de l’année. Dans ces conditions, il n’est pas évident de ne pas dire des banalités.

image

Combien de kilomètres as-tu effectué avec le car de l’OL ?
Waouh ! Sincèrement je n’ai pas compté ! Mais je vais essayer de calculer tout ça… Ca peut servir pour une prochaine bande annonce !

Tu as toujours énormément de projets… Y en a t il qui sont “dévoilables” aujourd’hui ?
Bien-sûr, quelques uns… J’ai envie de créer une télévision sur internet. Je garderais la thématique secrète. J’aimerais aussi dans un avenir proche retrouver la scène. Mes choix professionnels vont à présent dépendre de cela. Mais comme on ne sait jamais de quoi demain sera fait, je préfère croire aux surprises et me laisser guider par le soleil du matin !
Merci Maryline et à très bientôt…
Propos recueillis par Mélanie BARROW
EFAP, l’école des métiers de la communication

Publié le 30/04/2008

Téléchargez une documentation

Sélectionnez les documents de votre choix :

La Plaquette Grande Ecole est identique pour tous les campus; il en est de même pour la Plaquette Admission parallèle