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Les “vines” et le collectif Meight Crew

Rencontre avec Diaz el che, Jaymaxvi, Naiis_K, Melissa et El tchokophobe du collectif « Meight» - un collectif de " viners " - et Majoie Lema-Konko, étudiante à l'EFAP Com qui a pu les interviewer

Comment vous êtes vous rencontrés ?

Jaymaxvi : Via les réseaux sociaux, comme Instagram, Tweeter, Facebeook et bien entendu Vine. Certains se connaissaient déjà avant la fondation du collectif. Anaïs (Naiis_K) et Melissa se connaissent de l’école, et moi je connaissais Tonio. Ceux qui ne se connaissaient pas se sont rencontrés sur Vines

Qui a prit l’initiative de lancer le collectif, et pourquoi ?

Jaymaxvi : Tonio et moi avons pris l’initiative de créer ce collectif pour unir nos forces. Chacun faisait ses vines de son coté, et nous avons voulu nous rassembler.
Certains d’entre nous étaient déjà connus sur les réseaux sociaux et le web, nous nous sommes dit qu’il était intéressant de créer un collectif pour se rassembler, être plus fort et avoir plus de notoriété. Nous avons donc décidé de nous regrouper, et de faire se voyage ensemble pour voir ce que ça allait donner ! Notre choix visait les viners avec qui l’on s’entendait et la qualité de leurs vines. Nous avons fait une liste de viners avec qui on souhaitait s’associer et ils ont répondu présent. C’est comme ça que le collectif est né.

Diaz el che : Nous avons essayé de diversifié le collectif. Il est intéressant que chacun ait son humour, sinon, on tourne en rond ! Nous sommes tous d’origines différentes, nous venons de Paris et de sa banlieue et nous n’avons pas tous le même âge. C’est ce qui rend ce collectif attrayant.

Qu’est ce que Vines et les « viners » ?

Naiis_k : ce sont des vidéos de six secondes, des vidéos humoristiques généralement, mais ça reste divers et variés. En ce qui nous concerne, ce sera majoritairement des vidéos qui seront centrées sur l’humour, mais il peut y avoir du chant etc. Utiliser Vine est un autre moyen de se faire connaître. Il peut aussi y avoir des vidéos Instagram qui dure 15 secondes, ce qui permet de faire tout ce qu’on ne peut pas faire sur Vines.

Nous mettons les vidéos via l’application Vines, et après, nous les partageons sur les réseaux sociaux de chacun. Vine a été crée en Février 2013 aux USA, mais l’arrivée en France s’est faite en novembre/décembre 2013. Cela explique aussi pourquoi il y a eu un engouement pour cette application et ses vidéos, car ce n’était pas encore connu en France.

Pouvez-vous nous donner un ou deux exemples de vos vidéos ?

Jaymaxvi : Pour ma part, j’ai plusieurs personnages. Au travers de ces personnages, je mets en scène des histoires qui me sont déjà arrivées, ce qui me permet aussi de changer de thème. Par exemple, quand j’étais petit, j’étais en haut dans ma chambre, mon père en bas et il me demandait de lui passer la télécommande, alors que la télécommande était juste devant lui … Ce sont des petites anecdotes comme ça ! Mais je fais toujours ça avec exagération !

Melissa lysha : Chacun s’inspire d’histoires personnelles, et chacun trouve ensuite ses idées. Nous essayons de faire rire, par tous les moyens. Pour ma part, je fais régulièrement des vines sur les « maghrébins ». L’étant moi même, je sais que certains peuvent se reconnaître dans mes vidéos.

Diaz el che : Je fais un peu de tout ! Ça peut être des anecdotes, ou encore des faits de société. Par exemple j’ai fait une vidéo sur les « jeunes hommes » qui trainaient à Gare du Nord ou Châtelet, et qui aujourd’hui ont changé de style vestimentaire, s’habillent comme les américains etc. Je voulais montrer cette évolution à travers un vine caricaturé de six secondes. Ça a rappelé une réalité, et le vine à très bien marché.

Et ce n’est pas trop difficile en six secondes ?

Diaz el che : Il faut de la pratique ! Personnellement, ça fait un an que je m’entraine !

Naiis_k : C’est justement ça qui est intéressant. On se lance un défi de réaliser une vidéo humoristique et de faire rire les gens en six secondes. Le fait d’y arriver est encore plus gratifiant ! Il est vrai qu’il y a un entrainement et nous faisons souvent plusieurs prises. Il faut savoir parfaitement ce qu’on va dire, et après c’est une histoire de coupure et de montage. Comme pour Tweeter, il y a un système de « re-vine », mais aussi un système de like comme sur Facebook.

Et combien de « followers » avez-vous ?

Diaz el che : 14 000 sur Facebook 17 000 sur Vine
Jaymax : environ 100 000 sur Facebook
Naiis_k : 9000 sur Vine
Tonio : 40 000 sur Vine
Salomé : 39 000 sur Vine, et 300 000 sur Facebook
Jeffy jey : 20 000 sur Facebook
Melissa : 10 000 sur Vine et 7600 sur Facebook
Dracii : 11 000 sur Facebook
El tchokophobe : 4500 sur Twitter

Pouvez-vous nous parler de votre clip « Jalousie » ?

El tchokophobe : Ce clip est parti d’un « délire » entre nous. Nous étions en train de nous taquiner, un d’entre nous a reprit un des viners et j’ai dit « si tu n’es pas content, ça veut dire que ça ç’est la jalousie ». Nous avons anticipé le concept, et avons lancé un rythme d’une chanson.

Naiis_k : nous sommes partis sur des rythmes, chacun mettant un peu du sien. C’était tout d’abord un refrain. Nous avons ensuite fait un vine sur la jalousie, mais aussi une vidéo Instagram qui a très bien marché. Ensuite, nous nous sommes mit d’accord sur le son, qu’y était apprécié (213 000 vues sur You Tube en un mois et demi), et nous avons décidé de faire le clip.

Pour le clip « Jalousie », qu’allez vous montrer ?

El tchokophobe : Nous avons fait plusieurs mises en scènes que nous faisons régulièrement dans nos vines. Nous sommes restés dans l’humour et nous avons fait ce clip en nous amusant. Nous avons fait par exemple une vidéo d’une réunion parents-professeur, ou encore abandonner Jeffy jey dans une voiture…
Il y aura une version courte, le clip avec quelques vines dedans mais aussi une version longue avec plus de vines.

Qui a produit la chanson « Jalousie » ?

Diaz el che : le label DMH Musique, grâce à qui nous avons pu enregistrer la musique et que je tiens à remercier.

Comment avez-vous rencontré le label DMH Musique ?

Diaz el che : un proche à moi travaille pour eux. Il me suivait déjà sur les réseaux sociaux, mais on ne voyait pas quel lien il pourrait avoir entre lui et moi.
Ensuite, il a vu notre vine sur la jalousie, et m’a proposé d’envoyer la chanson.
Il a aimé et nous a proposé de produire le son. Nous l’avons fait, et ça a prit !
Les premiers commentaires après la sortie étaient « à quand le clip ? » !
C’était donc le moment de faire le clip, qui sort normalement la semaine prochaine sur You Tube et qui sera partagés sur tous les autres réseaux sociaux.

Et ce collectif, vous souhaitez l’agrandir ?

Jaymaxvi : Ce n’est pas nécessaire de l’agrandir pour le moment, car nous avons assez de force !
Diaz el che : Nous sommes déjà beaucoup – 9 – ce qui est énorme ! C’est difficile à gérer, quand on essaye de se voir par exemple, comme pour cette interview, certains n’ont pas pu venir.

A terme, à quoi va aboutir ce projet ?

Tous : C’est une grande question ! Nous verrons cela cet été, car nous préparons de choses !

Diaz el che : pour le moment, certains passent le bac, d’autres sont dans les études supérieurs. Nous aurons beaucoup plus de liberté en juillet et août pour faire quelque chose de sympa ! Nous avons des projets pour la suite, peut être d’autre chanson …
Cependant, être sur You Tube, ou encore faire de la scène peut être un vrai bonus.
À nous tous, nous devons avoir au moins 300 vidéos, qui ont très bien marché. Une scène de 45 minutes – 5 minutes par personne – ou nous ferions nos sketchs pourrait être bien.

Et en ce qui concerne la concurrence ?

Melissa : C’est une question piège ça ! (rires)

Naiis_k : Il n’y a pas de concurrence ! Si un autre groupe de viners veulent faire des vidéos avec nous, on ne va pas dire non !

Jaymaxvi : Le but, c’est de ne pas se prendre au sérieux, nous faisons ça pour rigoler et faire rire. Ce ne sont pas des « ennemis ».

Vous n’avez jamais reçu de critiques ?

Tous : Oui surtout des followers ! Nous avons entendu « les viners se ressemblent, ils se prennent pour des stars »… etc.

Diaz el che : Personnellement, j’ai remarqué que ceux qui critiquent essaye d’ajouter une touche « intellectuelle » aux vines !

Jaymaxvi : mais ça fait du bien aussi, car il faut savoir accepter les critiques, sinon nous n’allons jamais avancer ! Pour moi, s’il n’y a pas de critique, c’est que nous ne les avons pas touchés !

Est-ce qu’il y a d’autres collectifs mis à part Meight ?

Diaz el che : Il y en a un qui débute comme, « vite bourbiers », Tonton Galsen, Nadmara, Dounia, Les Camerounais, Salifou. On ne peut pas dire que c’est un collectif concurrent car pour ma part, j’ai déjà fait des vines avec certains de ces viners .

Naiis_k : Concurrence n’est pas le bon mot à employé, car nous ne sommes pas dans la rivalité « collectif contre collectif » ! Nous pouvons tout à fait nous réunir et faire une vidéo ensemble. Ca peut même être un futur projet !

Et dans le reste de l’Europe, c’est un concept qui marche aussi ?

Diaz el che : Ca a débuté en Angleterre avant la France. Une anglaise m’a justement mentionné dans un vine comme un de ses viners français préférés ! Il y en a même qui nous regarde du Japon, du Tchad ou du Sénégal.

Melissa : Il y a des personnalités, des « people » qui nous suivent.

Diaz el che : Le chanteur congolais des années 1990 Awilo Longomba a fait une vidéo spécialement pour moi où il disait qu’il aimait mes vidéos ! J’ai également parlé avec le rappeur Youssoufa sur Tweeter. Il y a aussi Fanny Neguesha la femme du footalleur Balotelli - qui a partagé une de mes vidéos sur son compte Instagram ou encore Black M, un rappeur du groupe Section d’Assaut qui nous suit.

Jaymaxvi : Pour ma part, il y a le footballeur Balotelli, l’artiste Dadju qui est aussi le petit frère de Maitre Gims. Mais aussi Kevin Serafain, Aurélie des Anges de la téléréalité, l’acteur français Sami Seguir ou encore Waly-dia humoriste de Jamel Comédie Club me suivent.

Pour finir, avez-vous un projet de vous faire connaître aux États-Unis ?

Tous : Ca pourrait l’être dans les années à venir, si le public est là et qu’il nous attend !

Naiis_k : On évolue tous ensemble et on met tout en place pour que ça aboutisse à quelque chose de concret. Tout va se passer cet été, avec des grandes frappes !

Rencontre avec Majoie Lema-Konko, étudiante à l’EFAP Com qui a pu les interviewer :

Peux-tu nous rappeler ton parcours ?

Je suis diplômée d’un bac économique et sociale, et j’ai ensuite fait un DUT « technique de commercialisation », spécialisé dans le marketing à l’IUT de la Plaine.
Lors d’un projet tutoré où j’ai du réaliser un concert, être sur le terrain et promouvoir de jeunes talents m’ont donné envie de continuer sur une filière plus axée en communication. J’ai donc décidé de passer le concours de l’EFAP COM pour continuer mes études, que j’ai intégré en septembre 2013.

Pourquoi avoir choisi d’interview le collectif « Meight Crew » ?

Je les suivais déjà sur facebook, je regardais leurs vidéos qui me faisaient beaucoup rires. Comme je connaissais déjà Diaz (viners), je trouvais intéressant qu’ils aient un tremplin pour se faire connaître sur un autre media. Il faut savoir que certains ont déjà entre 100 000 et 300 000 followers ce qui est énorme. C’était pour moi quelque chose à valoriser pour qu’ils puissent élargir leur public et que l’on en sache un peu plus sur eux.

Au moment de la diffusion de l’interview du collectif « Meight Crew » sur la radio COM ONE, as tu pu mesurer l’impact de cette émission ?

Oui, absolument ! Nous avons battu le record d’audience de l’EFAP COM.
Certaines personnes n’ont pas pu se connecter car la fréquence est réduite et beaucoup de monde écoutait l’émission.
En ce qui concerne le replay - que nous avons mis sur SoundCloud - nous avons eu 396 lectures en deux jours. Sur la page de notre émission, nous avons eu 450 « likes ». Ce qui est génial pour une émission qui n’a eu lieu qu’une seule fois.

Et pourquoi avoir choisi de les suivre ?

Je trouvais le concept marrant car ça change de ce que l’on peut écouter sur une radio. Ça me plaisait, j’ai donc eu envie d’en savoir plus sur eux. Je me suis bien amusée et je pense qu’ils se sont autant amusés que moi.

Et tu as donc travaillé toute seule avec le collectif ?

En effet, j’ai tout fait toute seule ! Je suis allée sur le terrain évaluer leur notoriété en interviewant des personnes dans la rue. Ma cible était plutôt jeune (moins de 25 ans) et connaissait les vines. La majorité des viners qu’ils connaissaient font partis du collectif Meight. Leurs noms étaient toujours cités en premier.

Et quelle est ta personnalité ?

J’ai la joie de vivre ! (rires)

Plus sérieusement, je suis une fille très ouverte qui aime les voyages, la musique et le sport !

Publié le 28/01/2015

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