S'inscrire
en ligne
Demander une documentation Nous
contacter

Accueil > Actualités de l'efap > Le tour d’Europe en 279 jours

Le tour d’Europe en 279 jours

Avec un fort taux d’absentéisme des Français lors des dernières élections européennes de 2014, l’appartenance à l’Union européenne interroge. Suzanne Alibert, diplômée de l’EFAP et créatrice d’un projet journalistique sur l’Europe, se sent concernée par toutes ces problématiques. Son projet « Europe Next Door » s'appuie sur cette actualité et vise à interroger les citoyens sur leurs sentiments vis-à-vis de l'Europe. Prête à parcourir l’Europe pendant 9 mois pour rencontrer de jeunes frontaliers, elle nous confie l’histoire de son projet citoyen.

Pouvez-vous nous raconter rapidement votre parcours ?

Je suis une ancienne de lEFAP Bordeaux où jai passé 3 ans à étudier la communication. Je suis ensuite partie effectuer ma dernière année à Paris et jai passé un an à Londres comme fille au pair pour apprendre langlais. Jai terminé mon parcours par un Master 2 au Celsa. Après mes études, jai travaillé pendant 3 ans à la Sécurité Sociale des Marins lENIM, comme Chargée de communication. Jai ensuite arrêté en février dernier pour me consacrer pleinement à Europe Next Door. Je suis aujourd’hui également investie dans une start-up en cours de lancement, Place des artisans, dédiée à la vente en ligne de matériel professionnel. Mon équipe a d’ailleurs fait appel aux étudiants d’EFAP 4 de Bordeaux pour nous aider sur la communication de lancement.

Vous êtes donc linitiatrice de « Europe Next Door ». Pouvez-vous nous présenter rapidement le concept de ce projet ?

Lidée est de faire un tour dEurope de 9 mois, daller à la rencontre des jeunes et de les interroger sur ce quils savent ou non de lEurope, leurs attentes, leur vision d’avenir, etc. Lobjectif est de faire un état des lieux des rapports que les jeunes entretiennent avec lEurope, de voir comment vivent les jeunes dans les autres pays et de partager cette expérience avec mes lecteurs. Jai donc créé un blog sur lequel je vais publier des articles à partir de mes rencontres. Il y a aura à la fois des portraits de jeunes engagés, des articles sur ce que peut nous apporter (ou pas) lEurope de manière plus générale et également des micros trottoirs vidéos. J’ai défini 6 questions que je vais poser à chaque jeune que je rencontre. Cela permettra de faire un comparatif par pays. Je pars seule avec mon sac à dos et ma caméra. Le projet a déjà démarré et vous pouvez dès à présent retrouver sur le site internet des interviews de jeunes Français.

Quel a été le déclic pour vous lancer dans une telle aventure ?

Jai réalisé un mémoire sur la communication européenne et les jeunes, où jai notamment étudié plusieurs campagnes de communication réalisées par la Commission Européenne. C’était un sujet auquel je ne m’étais pas du tout intéressée auparavant. J’ai eu cette idée, car cette année-là avaient lieu les élections européennes. On a pu constater quil y avait eu un fort taux dabsentéisme, de la part des jeunes surtout. J’ai essayé de comprendre les raisons pour lesquelles ce sujet ne les intéressait pas. Au cours de mes recherches, je me suis aperçue que c’était une réelle problématique pour les institutions européennes. Dune manière générale, les citoyens ne se sentent pas concernés par lEurope et ne sy intéressent pas. Lannée dernière encore, 70 % des moins de 35 ans ne sont pas allés voter. Lorsque je rédigeais ce mémoire, il y a 5 ans, les gens ne sintéressaient pas à lEurope, mais depuis, les mentalités ont évolué et lEurope interroge de plus en plus. C’est pour moi un vrai sujet d’actualité. À l’époque du mémoire, javais une vision assez institutionnelle de lEurope, puisque je le rédigeais pour la Commission européenne. Aujourd’hui, j’ai envie d’étudier la vision des citoyens.

Vous vous apprêtez à partir 9 mois à la conquête de 23 capitales européennes. Quattendez-vous de cette expérience ? Quelles seront les démarches une fois sur place ?

Je pars en avril et il est prévu que je rentre avant Noël. Jai prévu de rester 10 jours par pays. Jappréhende un peu, ce qui est normal, mais il me tarde aussi de partir, car cela fait bientôt 6 mois que je monte ce projet et jai vraiment envie de rentrer dans le vif du sujet. Une fois sur place, jespère faire la rencontre de belles personnes. Lautre volet de ce projet est aussi de mettre en avant la jeunesse. Leur image est assez dévalorisée dans les médias et on a limpression quelle est un problème à gérer. Jai vraiment envie de valoriser limplication des jeunes qui portent des projets et qui sont optimistes pour lavenir.

Comment prépare-t-on à un voyage comme celui-ci ?

La première étape a été de définir un peu le projet, les objectifs, les étapes, litinéraire. Ensuite, après avoir défini le projet, il a fallu trouver les moyens de le réaliser. Le premier enjeu était, bien entendu, financier. Jai dû trouver des sponsors et c’était le gros challenge des derniers mois. Avant le départ,
jessaie de trouver des contacts sur place pour avoir une personne référence dans chaque ville. Il y a également un gros travail de recherches sur le rapport des pays à lEurope et aussi tout une partie communication : la création du site, du blog, la présence sur les réseaux sociaux etc. Javais vraiment envie de monter ce projet seule pour développer mes compétences et avancer par moi-même, mais aussi pour voir mes limites.

Europe Next Door, on pourrait traduire en français « lEurope la porte à côté ». Cette appellation est-elle une première approche en termes de communication ?

Le but de ce projet nest pas de partir et de convaincre tout le monde dadhérer à lEurope. Chacun est libre d’avoir son propre avis. Il sagit plutôt de définir ce qu’est ” être un jeune Européen aujourd’hui” et de partager une expérience. Cest pour ça que « l’Europe d’à côté », est une manière dexplorer et dexposer notre Europe dans son ensemble. Il ny pas dobjectifs politiques derrière ce projet, mais plutôt un objectif journalistique. Les internautes pourront, par ailleurs, suivre toutes les étapes de mon parcours via mon blog. Cest essentiel de partager cette aventure en direct avec le public, cest tout lintérêt de ce projet. Le tour dEurope est un support, mais le projet tient surtout dans mes articles et dans les publications sur le site.

Lorsquon regarde lensemble de ce projet, on sent une certaine attache à lEurope. Quel est votre avis sur lUnion européenne daujourdhui ? Vous sentez-vous plus Française ou Européenne ?

Cest une question que je me pose tous les jours (rires). Je me suis sentie Française jusqu’à mon départ à Londres. On se sent Européen lorsquon est face à des personnes dautres continents, de toutes nationalités : Asie, Etats-Unis, etc. Mais, je me sens plus Française, car je suis attachée à la culture et à l’art de vivre français.

Après Europe Next Door, avez-vous dautres projets en tête ?

À mon retour dEurope, je prévois de créer un livre numérique pour raconter mon expérience à travers des textes et des vidéos. Je ferai également une exposition photos avec des portraits de jeunes dont la rencontre maura marquéeet des conférences. Je continuerai donc à faire vivre le projet qui - je lespère - mouvrira dautres portes.

En tant quancienne étudiante de lEFAP, pourquoi est-ce important de faire découvrir votre projet aux Efapiens ?

Je pense que cest important, car la 4ème année est une année intense, où le mémoire est un travail qui parait long et fastueux. Et on se pose toujours la question : « A quoi cela va-t-il me servir ? ». Jai envie de montrer que le projet que je construis, cest grâce aux recherches de mon mémoire. Il faut le voir comme une opportunité de construire quelque chose et prendre conscience quil sagit plus que dun travail scolaire. Cest loccasion de se pencher sur un sujet personnel et de lapprofondir.

Si vous aviez un conseil à donner à des étudiants qui eux aussi rêvent de se lancer dans un projet personnel ?

Je pense quil faut bien définir son projet à lavance et trouver des personnes sur lesquelles sappuyer. Lorsquon est seule, on a beaucoup de moments de doutes. Cest important davoir des personnes sur lesquelles se reposer. Je dirais aussi quil faut oser et ne pas hésiter. Mais ce nest pas une mince affaire, alors il faut saccrocher, car cela sort du cadre dans lequel on est censé aller. Il faut croire aux rencontres et créer des opportunités, j’ai mis du temps à le comprendre, mais cest le plus important. Et ne pas compter ses heures aussi !

Découvrez son projet et suivez laventure de Suzanne sur : europenextdoor.com

Et sur les réseaux sociaux : www.facebook.com/europenextdoor // @suzanneali17

Marine ROUSSEL – EFAP 4

Correspondante Région EFAP Bordeaux

EFAP, l’École des nouveaux métiers de la communication

Publié le 20/03/2015

PRIX EVILLEMENTIEL 2015

PRIX EVILLEMENTIEL 2015

École de communication EFAP - PRIX EVILLEMENTIEL 2015

RENCONTRE AVEC…

RENCONTRE AVEC...

École de communication EFAP - RENCONTRE AVEC…

Téléchargez une documentation

Sélectionnez les documents de votre choix :

La Plaquette Grande Ecole est identique pour tous les campus; il en est de même pour la Plaquette Admission parallèle