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Étienne dans l’hiver tunisien

Échange avec Étienne Govignon, étudiant en EFAP 3 et actuellement à l’Institut de Presse et des Sciences de l’Information de Tunis jusqu’en janvier prochain.

Tout d’abord, quel est ton parcours universitaire ?

Après l’obtention de mon Bac ES, j’ai intégré une école de commerce pour finalement m’orienter vers l’EFAP.

Pourquoi avoir choisi de partir en Tunisie, et surtout, pourquoi maintenant ?

J’ai souhaité aller en Tunisie parce que je suis attiré par le Maghreb, et plus généralement par le monde arabo-musulman. Ce pays m’a d’autant plus attiré étant donné son rôle lors du printemps arabe : c’est le pays initiateur de ces révolutions. J’ai alors remarqué que l’EFAP avait un partenariat avec l’IPSI (Institut de Presse et des Sciences de l’Information) à Tunis. J’ai donc sauté sur l’occasion !

Je suis parti dans un contexte très particulier. Celui d’une période post-révolution, pré et post-élections. C’est bien cela qui me passionne. Je n’aurais pas franchi le pas dans un autre contexte. Je suis le premier étudiant français à être allé étudier dans cet institut – ce qui n’est pas étonnant compte tenu de la censure qui caractérisait le régime et la presse tunisiens, il y a de ça un an. Mais l’expérience personnelle est extrêmement enrichissante et peut combler certains défauts de l’institut en attendant une restructuration et une réforme de l’université tunisienne.

As-tu appréhendé ton départ avec les événements du printemps dernier ? Ou au contraire, était-ce une source de motivation ?

Je n’ai pas vraiment appréhendé mon départ. J’ai déjà vécu quelques années à Casablanca, au Maroc. Ce sont malgré tout deux pays très différents.
D’autre part, les évènements ont été une source de motivation, d’excitation même. Cela correspondait pleinement à mon projet d’avenir.

Peux-tu nous présenter l’école dans laquelle tu séjournes ?

L’école dans laquelle j’étudie a été créée sous Habib Bourguiba (premier Président de la République tunisienne et prédécesseur de Ben Ali, NDLR). Elle est rattachée à l’Enseignement supérieur. J’ai trouvé à la fois insolite et un peu inquiétant de me retrouver dans une école qui était directement liée au pouvoir de Ben Ali puisqu’elle formait les journalistes tunisiens qui furent systématiquement censurés. En somme, plus que les cours, c’est surtout le fonctionnement et la restructuration de cet institut qui m’intéressait.

Comment s’est passée ton intégration dans ce nouveau pays ?

Mon intégration s’est bien déroulée. Il suffit de savoir ce que l’on veut en arrivant dans un pays comme la Tunisie, et encore plus dans un pareil contexte. C’était mon cas donc tout s’est bien passé. Aussi, j’ai rencontré des personnes qui ont facilité mon intégration.
Je suis également en stage pour un quotidien, « La Presse de Tunisie ». L’objectif étant surtout d’observer comment travaillent les journalistes. Je me rends compte qu’après la fin de l’ère Ben Ali, il y a énormément de travail et de progrès à faire.

As-tu trouvé un stage pour ton retour en janvier? Et as-tu des projets professionnels précis ?

J’ai trouvé un stage chez Objectif Aquitaine, un magazine d’informations qui se focalise sur la région Aquitaine.
Je n’ai pas vraiment d’idées fixes quant à mes futurs projets professionnels. Le journalisme m’attire beaucoup mais ce n’est pas une finalité en soi. Je suis tout de même très intéressé par les voyages (pas le Club Med), la géopolitique et la lecture.

Un fait marquant de ton séjour ?

Je suis allé passer la fête de l’Aïd à Laacheech, un minuscule village très isolé dans la campagne, à 50 km de Sfax (deuxième ville et poumon économique du pays).
Au menu : du mouton frais. J’ai vu le père de famille en égorger un sous mes yeux. J’ai même participé en tenant une des pattes du mouton !

Thomas Bouchard Grunberg
Correspondant région – EFAP Bordeaux

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