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Anne-Laure Le Lidec - Editions Bussière

Anne-Laure Le Lidec, promo 1998, est aujourd'hui directrice générale aux éditions Bussière. Elle nous raconte son parcours...

Anne-Laure Le Lidec, promo 1998, est aujourd’hui directrice générale aux éditions Bussière. Elle nous raconte son parcours...

Quel a été votre parcours avant votre entrée à l’EFAP ?Après l’obtention de mon Baccalauréat, j’ai suivi un cursus en AES (Administration Economique et Sociale) à l’Université d’Assas. Mais je me suis aperçue que cela ne me correspondait pas, je n’ai donc pas fini ma deuxième année et ai passé les concours d’entrée de l’ EFAP.Comme, je travaillais depuis plusieurs années (passant mes week-end et mes vacances) aux Editions Bussière - fondées en 1927 par mon grand oncle - j’ avais pour perspective de reprendre un jour la direction de cette maison. Je cherchais ce qui pouvait lui manquer et, au niveau communication, tout était à faire…

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Qu’est-ce qui vous a attiré dans l’EFAP ?Comme beaucoup d’Efapiens, j’ai été attirée par la perspective de travailler sur des choses concrètes et de pouvoir exercer dans des domaines très variés.
Connaître tout ce qu’englobe le terme de “communication” était déjà passionnant. Pouvoir appliquer ces connaissances tant dans le cadre de groupes de travail qu’à l’occasion des stages était vraiment une chance à mes yeux.
Parlez-nous des stages que vous avez eu l’occasion d’effectuer au cours de votre cursus.J’ai tenté de toujours rester au contact des métiers du livre, même si à l’époque, peu de stages dans ce domaine étaient proposés. Les rares qui retenaient mon attention concernaient les relations presse.

Mon premier stage consistait à assister l’attachée de presse de la “Vème journée du livre politique”, événement qui avait et a toujours lieu chaque année au Sénat.

Puis, j’ai travaillé aux côtés de Didier Pasamonik, éminent spécialiste de la bande dessinée, aux casquettes multiples (journaliste, éditeur de B-D, attaché de presse, organisateur d’événements etc..). Cela demandait beaucoup d’autonomie et j’ai pu découvrir ce monde bien particulier. Notre travail, à l’époque, consistait essentiellement à faire les relations presse de plusieurs éditeurs de BD et de romans noirs. Cela incluait l’organisation d’événements pour le lancement d’un titre, d’une collection, d’un auteur… Organiser une conférence avec Jean Van Hamme était quelque chose ! Et les médias étaient au rendez-vous !

Le plus marquant de mes stages fut sans aucun doute mon expérience chez Larousse/Bordas (qui à l’époque venaient de fusionner). J’intégrais alors le service de presse auprès de Thérèse Léridon qui y est toujours. Je me souviens de dossiers de presse auxquels étaient joints des sachets d’épices (pour le lancement d’un ouvrage sur ce thème), du magnifique buffet de Pierre Hermé pour la sortie de son livre « Le Larousse des desserts », d’une réception chez un grand caviste pour la sortie du Larousse des Vins de France. J’accompagnais parfois des auteurs pour leurs conférences, à Paris et ailleurs ... Certains ouvrages avaient évidemment une presse énorme, tels le Petit Larousse ou la série “Francoscopie”, mais dans l’ensemble, c’était les journalistes qui étaient demandeurs. Ils traitaient d’un sujet et s’adressaient assez naturellement à nous pour que nous leur trouvions de la matière, des livres à proposer ...

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J’ai adoré cette expérience et j’ aurais beaucoup aimé rester chez Larousse, malheureusement le secteur de l’édition était totalement bouché, et ils n’avaient de budget que pour des stagiaires…Qu’est-ce que ces stages vous ont-il apporté ?Une grande autonomie, une vision d’ensemble des relations presse dans ce secteur, une aisance relationnelle, et un carnet d’adresse, puisqu’il m’arrive de retrouver dans le cadre de mes actuelles fonctions, des personnes que j’avais rencontrées à l’époque. Et l’école de Thérèse Léridon a été la meilleure que je puisse espérer, comme elle le dit elle même aujourd’hui avec humour.Qu’avez-vous fait après l’obtention de votre diplôme ?Une fois diplômée, j’ai cherché du travail, évidemment. Dans l’édition, il y avait peu d’offres et une demande énorme. J’ai fini par décrocher un CDD pour une petite agence événementielle : une mission de trois mois qui consistait à organiser un événement pour une association, Paris Europlace. A l’ issu de ce stage, le contact était tellement bien passé avec les membres de cette association, qu’ils me proposèrent de les rejoindre. J’ai donc passé 5 ans dans la communication financière. Nos actions allaient de la rencontre financière de 4000 personnes sur 3 jours, à l’élaboration de petites conférences destinées aux actionnaires individuels etc… Cela comportait entre autre des réunions de travail pour élaborer les conférences et les discours, organiser les plateaux d’intervenants, les programmes, gérer les agences qui nous assistaient, choisir les animations, les décors, les menus, trouver des partenaires, etc…
Entre deux événements, je me consacrais spécifiquement à la communication écrite : élaborations de brochures, d’invitations. Et à ce titre, j’étais en relation avec des graphistes, des imprimeurs, des routeurs, des traducteurs etc…
Parlez-nous de l’entreprise dans laquelle vous travaillez actuellement ?Les Editions Bussière existent depuis 1927 et furent fondées par mon grand oncle, George Niclaus. Il s’agit d’une maison d’édition spécialisée dans l’ésotérisme. Nous avons aussi une librairie Rue Saint Jacques dans le quartier Latin.En quoi consiste votre métier actuel ?Nous sommes une petite maison de 5 personnes. Je dois donc bien sûr manager mes collaborateurs, m’occuper de la gestion générale, des fournisseurs, des diffuseurs (en France et à l’étranger), mais mon métier consiste avant tout à découvrir et à éditer de nouveaux ouvrages, à inventer de nouvelles collections, à sentir les tendances du marché... Nous travaillons étroitement avec les auteurs et les imprimeurs. J’ai commencé à faire profiter Bussière de ce que j’ avais appris en matière de relations presse, mais aujourd’hui, nous avons notre propre attachée de presse.Avez-vous réalisé les ambitions que vous aviez lors de votre entrée à l’EFAP ?Je pense que oui, je regrette seulement de n’avoir pu trouver du travail dans l’édition proprement dite, mais la communication financière m’a apporté d’autres connaissances.Quels sont les meilleurs moments passés à l’EFAP ?Vous voulez parler des fêtes ???... Il faut dire que l’ambiance était bonne, mais les meilleurs souvenirs pour moi sont liés aux travaux de groupe : une fois une journée de stages et de cours terminée, nous passions la nuit à finaliser des dossiers et que nous trouvions toujours des solutions à tout, même lorsque le fichier disparaissait d’un coup de l’ordinateur. Cela créait une assez belle cohésion de groupe….. Un petit mot aux efapiens ?Profitez à fond de l’opportunité qui vous est donnée de faire des stages. Etoffez votre carnet d’adresse. Gardez contact avec les personnes que vous rencontrez. D’ici moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, vous serez de vrais professionnels, et que ce soit dans la communication ou dans d’autres domaines, ce que vous apprenez en ce moment vous sera utile. Dernière chose, n’hésitez pas à prendre la parole en public, là encore, c’est en s’entraînant qu’on acquiert de l’aisance ! Bonne chance à tous !

Propos recueillis par Lucile DOUCHIN, EFAP 1
EFAP, l’école des métiers de la communication

Olivia Debarge - Hugo & Cie

Aude Clément - Pen Duick

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